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Bagdad (AFP)

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi et le roi de Jordanie Abdallah II ont tenu dimanche un sommet tripartite avec le président irakien, lors de la première visite d’un chef d’État égyptien à Bagdad en trois décennies.

Le président irakien Barham Saleh et le Premier ministre Mustafa al-Kadhemi ont souhaité la bienvenue aux dirigeants égyptiens et jordaniens, et Saleh a déclaré que la réunion était « un message éloquent au milieu d’énormes défis régionaux ».

« La reprise de l’Irak ouvre la voie à un système intégré pour notre région basé sur la lutte contre l’extrémisme, le respect de la souveraineté et le partenariat économique », a déclaré Saleh sur Twitter.

Le bureau de Kadhemi a déclaré que le sommet aborderait des questions telles que la coopération politique et économique, en particulier le renforcement des investissements et « des efforts conjoints dans la lutte contre le terrorisme ».

L’Irak cherche à se rapprocher des alliés arabes de l’Amérique au Moyen-Orient, notamment l’Arabie saoudite, l’Égypte et la Jordanie.

Coincé entre l’Iran à l’est et l’Arabie saoudite au sud, il tente de s’imposer comme médiateur depuis la défaite du groupe État islamique fin 2017.

Sissi a déclaré à Saleh que l’Egypte « espérait développer la coopération avec l’Irak dans un cadre durable d’intégration économique et de coopération stratégique », selon un communiqué du bureau de Sissi.

Il a déclaré que Saleh avait exprimé « l’intérêt de l’Irak à élever la coopération avec l’Egypte au niveau d’un partenariat stratégique (…) comme pierre angulaire du maintien de la sécurité et de la stabilité régionales ».

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Sissi est le premier président égyptien à se rendre à Bagdad depuis que les troupes du dictateur irakien Saddam Hussein ont envahi le Koweït en 1990.

Les relations entre Bagdad et Le Caire se sont améliorées ces dernières années et des responsables des deux pays ont effectué des visites.

Le roi de Jordanie lui a rendu visite début 2019 pour la première fois en 10 ans.

Les médias ont révélé que des responsables iraniens et saoudiens se sont rencontrés à Bagdad en avril, leur première réunion de haut niveau depuis que Riyad a rompu les relations diplomatiques avec Téhéran en 2016.

Les rivaux régionaux ont soutenu les camps opposés de divers conflits régionaux, de la Syrie à l’Irak en passant par le Yémen, où une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite combat les rebelles houthis.