Léon Bressler, l’ancien patron du géant des centres commerciaux qui dirige une fronde d’actionnaires avec l’homme d’affaires Xavier Niel depuis plusieurs semaines, a été choisi comme son patron.

Par Le Figaro avec l’AFP

Léon Bressler est l'ancien directeur d'Unibail-Rodamco-Westfield (URW).
Léon Bressler est l’ancien directeur d’Unibail-Rodamco-Westfield (URW). ERIC PIERMONT / AFP

Des opposants à la direction d’Unibail-Rodamco-Westfield (URW) ont pris le contrôle du conseil de surveillance, avec l’élection ce vendredi à la tête de Léon Bressler, ancien patron du géant des centres commerciaux qui en a la charge depuis plusieurs semaines une fronde d’actionnaires avec l’homme d’affaires Xavier Niel.

Depuis des semaines, un consortium d’actionnaires minoritaires dirigé par Léon Bressler et Xavier Niel a appelé à un changement de stratégie, considérant que la gestion de l’entreprise est «désastreuse». Ils ont remporté mardi une première victoire: la direction de l’URW n’a pas obtenu le soutien des actionnaires, réunis en assemblée générale, pour son plan d’augmentation de capital de 3 500 millions d’euros. Léon Bressler et Xavier Niel, ainsi que leur alliée, la femme d’affaires espagnole Susana Gallardo, ont également rejoint le conseil de surveillance.

Perte nette de 5450 millions d’euros

Nouveau rebondissement ce vendredi soir. «Le conseil de surveillance a nommé M. Léon Bressler en qualité de président avec effet immédiat. Il devient également membre du comité d’audit « URW a déclaré dans un communiqué. Xavier Niel (Free) et Susana Gallardo sont respectivement nommés membre du comité de rémunération et membre du comité de gouvernance et de nomination, indique le communiqué. Quatre administrateurs ont également quitté le conseil de surveillance, mais l’ancien président Colin Dyer reste membre du conseil.

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Affligée par les lock-out et les fermetures d’entreprises pour tenter de freiner la pandémie, URW a subi une perte nette de 5,45 milliards d’euros au cours des neuf premiers mois de 2020. Les opposants remettent particulièrement en question l’acquisition en juin 2019 du géant anglo-saxon Westfield par plus de 20 000 millions d’euros, ce qui a endetté le groupe, et réclame la vente des centres acquis aux Etats-Unis à cette occasion.