Le spécialiste américain des bureaux partagés WeWork, connu pour ses espaces de travail flexibles et modernes, a annoncé son dépôt de bilan afin de faire face à sa dette croissante. Dans cette optique, l’entreprise a engagé une procédure de mise sous protection du chapitre 11, aux États-Unis, avec l’intention de déposer une demande similaire au Canada.

La procédure sous chapitre 11 permettra à WeWork de renégocier sa dette et de présenter un plan de réorganisation tout en bénéficiant de la protection de la loi. L’objectif principal de cette stratégie est de mettre fin aux baux de certains emplacements qui ne sont pas rentables pour l’entreprise.

Cette nouvelle fait suite aux pertes considérables enregistrées par WeWork au premier semestre 2023. En effet, en raison de la baisse de la demande provoquée par les mauvaises conditions économiques, l’entreprise a accusé des milliards de dollars de pertes. En conséquence, l’agence de notation S&P a abaissé la note de WeWork dans la catégorie “défaut partiel”, en raison de ses problèmes de paiement d’intérêts sur sa dette.

La gestion controversée de son fondateur, Adam Neumann, a fortement affecté l’image et les résultats de WeWork. Malgré la pandémie de Covid-19, l’entreprise n’a pas réussi à se redresser, ce qui a amplifié ses difficultés actuelles.

La chute de WeWork a également eu un impact significatif sur le groupe japonais SoftBank Group, ainsi que sur son fonds Vision Fund, qui avaient investi massivement dans l’entreprise. En effet, la valorisation de WeWork est passée de 47 milliards de dollars à une capitalisation boursière de seulement 44,49 millions de dollars, ce qui constitue un écart important.

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