Le résumé préliminaire de l’étape:

Les suspects habituels. A partir du milieu du Col de Ceyssat, l’escapade de la journée se forme avec les “garçons qui passent du bon temps bosse mais ne sont pas dangereux en général et sur de bons pôles” que l’on voit presque tous les jours sur ce Tour: Hirschi, Alaphilippe, Kamna , Gaudu, Lutsenko, Neilands, Powless, Cosnefroy. Ils sont dans les années 20 à l’avant, dont Sagan, qui commence à prendre la fuite.

Derrière, le peloton les voit partir, il n’y a pas besoin de rentrer dans le dur, l’étape sera longue.

Benoit Cosnefroy, avec de bonnes jambes, a pris les devants dans les trois premières passes et a beaucoup consolidé son maillot à pois. Sagan, remporte le sprint intermédiaire et se lève sur la passe suivante – son travail est fait. La pause ne compte plus que 6 coureurs avec 50 bornes à l’arrivée: Hirschi, Lustenko, Alaphilippe, Gaudu, Kamna et Soler. Le peloton est à 9 ‘mais commence à devenir un peu nerveux.

Au col de Néronne, une immense ferme de vaches, la course a lieu. A l’avant, Alaphilippe et Hirschi partent seuls et laissent tout le monde sur l’asphalte dans des pourcentages importants. Comme les deux sont beaux ensemble. Derrière, le Jumbo pressa. Il brûlera.

Alaphilippe et Hirschi ont remporté la course et sont sévèrement expulsés. Mais personne ne peut battre la giclette de Julian à 12% Puy Mary. Le Français a prévalu en tant que patron, Hirschi n’avait plus les tiges après son exploit d’hier. Mais derrière, le Tour de France se joue. Pogacar, fourmis sur les jambes, a époustouflé tout le monde à Néronne. Il n’y a plus de Jumbo autour de Roglic, qui doit faire le saut lui-même. Seuls les 8 meilleurs de ce Tour et Thibaut Pinot restent. Nous ne savons pas vraiment pourquoi, mais c’est ici.

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Le Puy Mary arrive. Le groupe 8 + 1 arrive à un rythme effréné et Pogacar en livre un. Bernal contre. Roglic se défend. Bardet y retourne. Guillaume Martin craque. Et là, étonnamment, c’est Pinot qui s’y rend. Et c’est une autre attaque pour Roglic. En perte totale de lucidité, le Slovène oublie que Pinot a au total 3 millions d’années et tente de dissimuler son attaque avant d’exploser en vol. 1,5 kilomètre reste à 12%, le cinquième terminal le plus long de la vie de Roglic. En avant, on profite du coup de chance et les meilleurs grimpeurs de ce Tour + Pinot arrêtent d’attaquer et roulent ensemble. Seuls restent Quintana, Bardet, Pogacar, Bernal et Pinot. Roglic vise rapidement 10, 20, 30 secondes. Alors que tout le monde se regarde, Romain Bardet se prépare un peu à obtenir le bonus à la fin et crée enfin une petite affaire. Il arrive 8 secondes avant le groupe de Bernal, 54 avant Roglic. Assez avec le maillot jaune, avec le bonus. Le Français est en jaune non loin de chez lui, et Roglic se mord les doigts pour ne pas avoir attaqué quand il le pouvait, dans les Pyrénées.