Les relations d’affaires de M. Steinmetz ont fait l’objet d’enquêtes dans plusieurs autres pays, dont les États-Unis, la Roumanie et Israël. Ses problèmes juridiques ont commencé après que son groupe, BSG Resources, ait battu la société minière australienne Rio Tinto en 2008 pour la moitié des droits d’exploration pour extraire du minerai de fer en Guinée, qui possède certains des gisements les plus riches du monde. La société a vendu la moitié de cette participation au géant minier brésilien Vale dans le cadre d’un accord de 2,5 milliards de dollars.

En 2014, le gouvernement guinéen, après un examen lancé par le président démocratiquement élu Alpha Condé, a accusé l’entreprise de Steinmetz de corruption, en versant des millions par l’intermédiaire d’un représentant à Mme Touré.

Le ministère américain de la Justice a également enquêté sur les entreprises Steinmetz pour une possible corruption, affirmant que certains des paiements allégués avaient été envoyés par des banques américaines. Il a été détenu et brièvement interrogé par les autorités israéliennes en 2016 et 2017.

La société de Steinmetz a conclu un accord avec le gouvernement guinéen en 2019 pour quitter le projet, mais le groupe est resté embourbé dans des différends juridiques avec Vale et Rio Tinto, qui ont affirmé avoir perdu de l’argent sur l’entreprise.

Mme Duparc de Public Eye a appelé à «un jugement public» sur les pratiques des groupes miniers dans leur ensemble. Dans un communiqué, le groupe a déclaré que les allégations contre BSG Resources démontraient comment «les paradis fiscaux peuvent être utilisés pour cacher des activités douteuses, voire illégales, dans des pays à faible gouvernance et réglementation».

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La famille de Steinmetz a des liens avec Jared Kushner, le gendre du président Trump. En 2017, le New York Times a rapporté qu’une société qui avait investi de l’argent pour le frère et partenaire commercial de Steinmetz, Daniel, ainsi que son fils Raz, s’était associée aux sociétés Kushner dans des dizaines d’immeubles à Manhattan et à Jersey City.

Les organisations de la société civile ont fait pression pour des propositions qui accroissent la responsabilité des entreprises basées en Suisse pour leurs actions à l’étranger. L’une de ces propositions, qui aurait tenu les entreprises basées en Suisse pour responsables des violations des droits de l’homme et des atteintes à l’environnement commises par leurs filiales à l’étranger, a échoué lors d’un référendum l’année dernière.