Au moins quatre personnes ont été tuées lors d’un attentat à la bombe dans une université de Mindanao. L’explosion s’est produite pendant une messe catholique qui se déroulait dans le gymnase de l’université d’Etat de Mindanao à Marawi. En plus des victimes mortelles, environ cinquante personnes ont été blessées lors de cette attaque choquante.

Immédiatement après l’incident, l’université a condamné cet acte de violence et a exprimé sa solidarité envers la communauté chrétienne touchée, ainsi qu’envers les victimes. Il est clair que cette violence insensée ne fait que renforcer la détermination de l’université à maintenir un environnement sûr pour ses étudiants et son personnel.

Le président philippin, Ferdinand Marcos Jr., a fermement condamné l’attaque et a pointé du doigt des terroristes étrangers comme les responsables de cet acte barbare. Pour l’instant, aucun groupe n’a revendiqué l’attaque. Cependant, il y a des soupçons selon lesquels cette attaque pourrait être le fait d’une organisation islamiste en représailles à une récente opération militaire menée par les forces philippines.

Il convient de noter que la région de Mindanao a connu des troubles depuis des décennies, avec des attaques fréquentes contre des bus, des églises catholiques et des marchés. Bien que des efforts aient été déployés pour parvenir à un accord de paix en 2014 avec le Front moro de libération nationale, certains groupes d’insurgés musulmans ainsi que des rebelles communistes s’opposent toujours à cette entente.

Cet attentat tragique montre clairement que la paix et la sécurité restent des défis majeurs dans la région de Mindanao. Les autorités locales devront redoubler d’efforts pour garantir la sécurité de tous les habitants et pour prendre des mesures adéquates afin de prévenir de tels actes de violence à l’avenir.

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