Des milliers de personnes sont descendues dans les rues des grandes villes de France samedi après-midi pour la « Marche pour l’avenir » et rappellent l’importance de la justice sociale et de la lutte contre le changement climatique. Beaucoup pensent que l’environnement n’a pas pesé lourd dans le débat avant le premier tour des élections présidentielles de dimanche.

De Paris, Lyon, Bordeaux, Rennes, Montpellier… des dizaines de groupes écologistes, antiracistes, féministes et associatifs se sont réunis pour partager leur message commun avec le cri de ralliement « justice, climat, égalité et paix ».

83 événements ont été organisés dans toute la France, avec la participation de quelque 300 associations, dont Alternatiba, Greenpeace, Les Amis de la Terre, #NousToutes et la Fondation Abbé Pierre.

« C’est une rencontre exceptionnelle », a déclaré à l’AFP Lorette Philippot, porte-parole des Amis de la Terre.

« C’est pour montrer qu’à la fin de ce mandat présidentiel, et au début d’un nouveau, tous ces problèmes ont la même cause. Et même si aujourd’hui on ne peut pas parler directement des candidats, c’est l’occasion d’évoquer les sujets qui ont été oubliés pendant la campagne. »

La loi française stipule que les candidats ne peuvent pas faire campagne la veille de l’élection, et il existe une panne d’électricité des médias en effet.

Malgré cela, le candidat écologiste Yannick Jadot a été aperçu parmi les manifestants, tandis que le candidat d’extrême gauche Jean-Luc Mélenchon a lui aussi appelé à un bref meeting, ont précisé ses collaborateurs.

À Paris, gilet jaune On a pu voir des supporters marcher aux côtés des défenseurs du climat pour une participation de plus de 5 000 personnes selon la police, près de 35 000 selon les organisateurs.

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Des banderoles indiquant « Alerte rouge pour un avenir plus vert » ou « Isolez les maisons, pas les gens » pouvaient être vues dans la foule.

alerte rouge

Pour Astrid, 26 ans, il n’y a pas de temps à perdre face au réchauffement climatique.

« C’est un cri du cœur, pour qu’ils se rendent compte que nous sommes sérieux à ce sujet et que nous ne nous soucions pas du reste. C’est une urgence, c’est pour notre survie. Les animaux peuvent survivre, mais nous ne pouvons pas . » être capable de s’adapter », a-t-il déclaré à France Info.

Après une manifestation massive le 12 mars, le slogan « Look Up » a émergé, inspiré du film « ne regarde pasRéalisé par Adam McKay, avec Leonardo DiCaprio, Jennifer Lawrence et Meryl Streep parmi d’autres célébrités.

La production Netflix met en lumière la politique moderne et les conséquences désastreuses qui attendent l’humanité face à un changement climatique débridé sous un jour cruel.

Pour les organisations impliquées, le film a réussi à « ramener les principaux enjeux dans le débat public ».

La fin du monde tel que nous le connaissons

A Lyon, où environ 2 000 personnes se sont rassemblées, les mots « ne mettez pas de l’huile sur le feu » et « ils détruisent le vivant, détruisons les puissants » ont pu être aperçus près de la grande planète symbole de Greenpeace.

« Fin du monde, fin du mois ; même combat », lit-on sur une autre banderole du réseau européen alternative groupe, l’un des principaux organisateurs des événements.

Sous le soleil de Bordeaux, certains manifestants se sont inquiétés du dernier rapport scientifique publié par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) le 4 avril.

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« Quoi qu’il arrive dans les urnes, il est trop tard. Les experts du GIEC nous ont donné trois ans pour inverser la tendance des missions carbone », a déclaré un porte-parole de « Il est encore temps » et membre de la militant écologiste Red Extinción Rebelión.

Cette pensée prédomine dans l’esprit de nombreux manifestants alors qu’ils font face à la sombre perspective du rapport pour la planète appelant à un changement radical de la structure économique.

« C’est très effrayant », a déclaré Julie, 26 ans, aux médias français lors du rassemblement à Paris. « Il y a des plaintes depuis des années et elles ne sont pas prises en compte. Aujourd’hui la conclusion est incontournable, c’est maintenant ou jamais ».

Ouvre les yeux, lève les yeux

“La emergencia climática ya es innegable, pero en lugar de enfrentar la verdad y asumir responsabilidades, los líderes políticos y las multinacionales deliberadamente miran hacia otro lado, o incluso echan a perder la esperanza misma de un futuro justo y llevadero”, escribieron los organizadores sur Facebook.

Dès lors, les citoyens sont encouragés à « ouvrir les yeux, considérant les cinq prochaines années comme décisives pour rétablir l’équilibre ».

« Le fait qu’on voit beaucoup de jeunes ici me donne de l’espoir, confie Chloé à France Info. On n’a pas le choix, si on ne fait rien, on va se heurter à un mur. »

« Nous devons changer notre mode de vie, et cela doit être accompagné par nos politiques, il ne peut pas s’agir uniquement d’actions individuelles », renchérit Serge, chercheur en biologie.

« Quand on voit que prendre l’avion est moins cher que le train, alors il faut prendre une décision politique. »

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Une chose sur laquelle la plupart des participants s’accordent est que les prochaines années seront cruciales pour l’environnement, peu importe qui sera élu au pouvoir dans le choix.

« Nous essayons de faire marcher les gens avec nous, mais c’est très difficile », explique Nicolás, militant d’un groupe de citoyens.

« Beaucoup de gens ont le covid, et d’autres se rétablissent après avoir contracté le covid. Il y a aussi de nombreux partisans des partis politiques qui se reposent après la période de campagne.

« Aujourd’hui, c’est un échauffement pour la période post-électorale », dit-il.