Le président Emmanuel Macron a perdu sa majorité à l’Assemblée nationale française après une solide performance aux élections législatives de dimanche par une alliance d’opposition gauche-verte et une montée tardive de l’extrême droite.

Le Parlement français suspendu signifie que Macron devra faire des compromis avec d’autres partis à l’Assemblée pour adopter des lois pour les cinq prochaines années et ses ministres seront confrontés à une course turbulente dans les débats parlementaires.

Les résultats finaux du Home Office lundi ont montré que macroneL’alliance centriste Ensemble (Together) avait remporté 245 sièges à l’Assemblée, bien en deçà des 289 nécessaires à la majorité absolue dont elle jouissait depuis 2017.

L’Alliance gauche-verts formé par l’homme politique d’extrême gauche Jean-Luc Mélenchon — la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) — a été soutenue par de nombreux jeunes électeurs urbains et est devenue le principal bloc d’opposition avec 131 membres dans la chambre de 577 sièges.

L’extrême droite de Marine Le Pen Le Rassemblement National a été la grande surprise de la nuit et a remporté 89 sièges, plus de 10 fois plus que les huit qu’il avait obtenus lors des précédentes élections législatives. Les conservateurs Les Républicains et leurs partenaires ont remporté 74 sièges.

Elisabeth Borne, Premier ministre de MacronIl a déclaré dans un discours post-électoral que la situation était « sans précédent » et représentait « un risque pour le pays ». Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a admis que les résultats étaient « décevants » et a déclaré que le gouvernement devrait faire preuve d' »imagination » pour adopter sa prochaine série de réformes.

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Borne prometió que el gobierno comenzará a trabajar el lunes para construir una mayoría en la Asamblea Nacional que pueda hacer negocios, incluida la búsqueda de los objetivos de Macron de pleno empleo y una “transición ecológica ambiciosa” para combatir el cambio climático mediante la inversión en énergie renouvelable.

Mélenchon a déclaré aux acclamations que Macron avait subi une « défaite totale » et que son alliance était le nouveau visage de FranceLes « poussées historiques de rébellion et de révolution ».

Jordan Bardella, président du parti anti-immigration et eurosceptique de Le Pen, a déclaré que le RN avait fait « une percée historique », tandis qu’un Le Pen souriant a déclaré que les Français préoccupés par les immigrés, le crime et l’injustice auraient un groupe puissant défendant leurs intérêts au parlement .

Le Nupes de Mélenchon, qui comprend les partis socialiste, communiste et vert français, ainsi que sa propre extrême gauche La France Insoumise (France indomptée), devrait présider la commission des finances cruciale de l’assemblée après avoir remplacé Les Républicains en tant que patron. opposition.

Mais le RN d’extrême droite, en tant que plus grand parti d’opposition individuel, a également revendiqué le droit au mandat lundi.

Pourtant, l’Ensemble de Macron a remporté plus de sièges que tout autre parti, lui épargnant une « cohabitation » improductive avec un gouvernement et un Premier ministre imposés par une majorité parlementaire hostile.

En tant que président de la Ve République établie sous Charles de Gaulle en 1958, Macron garde également le contrôle de la défense nationale et de la politique étrangère.

Cependant, Macron et Borne devront forger un accord de coalition ou des accords temporaires avec d’autres partis, très probablement les conservateurs LR, pour faire passer des lois. Cela inclut la prochaine série de réformes économiques, dont le plan du président visant à simplifier le système de retraite coûteux et à relever l’âge officiel de la retraite de 62 à 65 ans, une proposition farouchement combattue par la gauche et contestée par les politiciens des principaux syndicats.

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Aurélien Pradié, secrétaire général LR, a reproché à Macron ce qui s’annonce comme une situation « cacophonique » au parlement, mais a déclaré sur la radio franceinfo que son parti voterait pour ou contre le gouvernement au cas par cas.

En avril, Macron a battu Le Pen au dernier tour de l’élection présidentielle, devenant ainsi le premier titulaire en 20 ans à remporter un second mandat. Maintenant, il est également devenu le premier depuis 2002 à ne pas obtenir la majorité à l’Assemblée nationale après sa propre élection.

La gauche a réclamé plusieurs scalps à l’équipe Macron, les candidats du Nupes battant Christophe Castaner, un ancien ministre de l’Intérieur qui a été chef du parti de Macron à l’assemblée, et Richard Ferrand, le président sortant de l’assemblée.

Certains des ministres de Macron perdront également leur emploi conformément à sa règle selon laquelle les ministres qui se présentent aux élections et perdent doivent démissionner.

La ministre de la Santé Brigitte Bourguignon a perdu par 56 voix face à un candidat d’extrême droite dans le nord de la France, et la ministre de l’Environnement Amélie de Montchalin a perdu à gauche dans l’Essonne, au sud de Paris. Dans une circonscription de l’île antillaise de Guadeloupe, Justine Bénin, secrétaire adjointe à la mer, a été battue par une rivale de gauche.