Laconique au possible et peu enclin à être présent sur les réseaux sociaux, Sebastian Vettel a surpris beaucoup de suiveurs en ouvrant son compte Instagram, quelques heures avant le week-end de Formule 1 en Hongrie. Simple changement ? Que nenni. Avec une grande pensée portée vers l’écologie et après que des millions de followers l’aient rapidement rejoint, le quadruple champion du monde en a profité pour annoncer sa retraite à l’issue de la saison.

Son complexe bail auprès d’Aston Martin sera bel et bien le dernier dans sa carrière professionnelle en Formule 1 et probablement en monoplace, de manière plus générale. Vettel va raccrocher avec un palmarès historique et l’empreinte d’une personnalité résolument bonne auprès de tous dans un microcosme loin d’être réputé pour abriter des enfants de chœur. Vettel restera un grand et l’hommage lors de la seconde partie de saison risque d’être à la hauteur de l’Allemand.

4 titres de champions du monde 

Il fut le premier des champions du monde Red Bull après une ascension fulgurante, notamment grâce à des performances de renom au volant de la Scuderia Toro Rosso (devenue à ce jour Alpha Tauri) et un record en 2007 à Monza de plus jeune poleman et plus jeune vainqueur de Grand Prix de l’Histoire. Si cette ligne statistique fut, quelques années plus tard, effacée par Max Verstappen, le pilote allemand aura marqué par ses passes d’armes grandioses avec entre autres Mark Webber ou Lewis Hamilton.

Particulièrement apprécié au sein du paddock, Vettel fut élu à plusieurs reprises directeur du syndicat des pilotes, n’hésitant parfois pas à briser l’omerta et mettre en avant les dérives connues en Formule 1. Il est un homme profondément engagé vers l’écologie, bien que conscient que son sport n’a pas toujours été le plus propre qu’il soit. Les efforts effectués en grande partie par la F1 en utilisant par exemple, des carburants récupérés à 100%, ont toujours trouvé en Vettel, un précurseur et un défenseur des choses justes plus généralement.

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Légende : Vettel avait disputé un Grand Prix chez BMW Sauber en début de carrière

Sportivement, il reste à l’heure actuelle le quatrième pilote le plus titré de l’histoire, à égalité avec l’illustre Alain Prost. Ses titres acquis entre 2010 et 2013 restent l’apogée de sa carrière, à l’heure actuelle auréolée de 53 victoires et 122 podiums.

Similitudes avec le monde du poker 

C’est une habitude presque aussi vieille que la F1 elle-même qui se met en place à chaque trêve estivale, depuis plusieurs années, prévue au mois d’août. Les patrons d’écurie, agents et pilotes eux-mêmes prennent part à l’équivalent d’une grande partie de poker à ciel ouvert entre négociations, bluff et intérêts toujours personnels d’un point de vue de la performance. Ici, gagner le jackpot revient à posséder le meilleur pilote ou tout simplement, posséder un baquet lorsque l’on se situe dans la monoplace ! 

À l’instar d’un joueur de cartes maîtrisant parfaitement les mains de poker en sa possession, Lawrence Stroll a créé les premiers émois et les premières turbulences dans cette période de « silly season » comme les journalistes ont pris l’habitude de la surnommer. Il existe des règles, comme au poker et le businessman canadien les a maniées à la perfection. Sans passer au-delà des éventuels « gentlemen agreements » et des interdictions, il a su jouer avec les règles à la perfection. Une fois de plus, le monde de la F1 et du poker se ressemblent. Si les cartes ne sont que virtuellement dans les mains des patrons d’écurie, les parties de bluff, d’échange et la tension fortement présente rappellent forcément des parties endiablées.

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Le jeu des chaises musicales 

Quelques heures après l’annonce de Vettel, Aston Martin en a profité pour annoncer l’arrivée de Fernando Alonso en provenance d’Alpine, dès la saison prochaine. Un coup exceptionnel pour s’attirer les services d’un double champion du monde, aîné du paddock, alors que son écurie s’apparente comme la seconde plus mauvaise de la saison.

Un premier mouvement d’envergure qui laisse place à d’autres et comme très souvent, à un jeu de chaises musicales. Pour remplacer l’Ibérique dans son baquet d’Alpine, le troisième pilote Oscar Piastri est fortement pressenti. Australien ayant remporté avec brio et domination toutes les catégories juniors, il n’avait pu prétendre à un poste de titulaire en F1 après son sacre en Formule 2 la saison passée. 

Chez Alpine ou non, son futur va s’inscrire dans la catégorie reine et autour de lui, différents pilotes pourraient également débarquer. Suspense lancé avant la fin de l’été et une seconde partie de saison, également excitante en coulisses.