Vente à perte de carburants : ce quil faut savoir de cette mesure du gouvernement pour faire baisser les prix

Le gouvernement français envisage de permettre la vente à perte des carburants dans le but de faire baisser les prix. Cette mesure proposée modifierait l’interdiction actuelle de la vente à perte en France. La vente à perte permettrait aux distributeurs de vendre le carburant à un prix inférieur à celui auquel ils l’ont acheté.

Actuellement, certaines exceptions existent pour la vente à perte, comme la cessation d’activité commerciale ou la vente de produits périssables menacés d’altération rapide. Cependant, la nouvelle mesure permettrait une vente à perte plus généralisée.

En 2018, Intermarché a été condamné à une amende pour avoir vendu du Nutella à prix cassé, ce qui a provoqué des scènes de bousculades. La vente à perte a été initialement interdite pour protéger les commerçants les plus fragiles de la concurrence déloyale.

Certains distributeurs ont déjà pratiqué des prix coûtants pour attirer les clients, mais cela n’a pas été très rentable car les marges sur les carburants sont faibles. Selon Olivier Véran, avec la vente à perte, le prix du carburant pourrait baisser de près de 50 centimes par litre.

Cependant, certains experts pensent que cette mesure aura peu d’impact sur le pouvoir d’achat des ménages et pourrait entraîner une hausse des prix des autres produits. Il est peu probable que de nombreuses stations-service appliquent cette mesure, en particulier les stations indépendantes qui dépendent fortement des ventes de carburant.

Cette mesure suscite également des inquiétudes quant à l’éviction des petites stations-service et à l’impact sur les distributeurs indépendants qui ne vendent que du carburant. Certains craignent que la vente à perte ne favorise les grandes enseignes au détriment des commerçants locaux.

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En fin de compte, le gouvernement français cherche des moyens de faire baisser les prix des carburants, mais il reste à voir si la vente à perte sera réellement efficace et si les consommateurs en bénéficieront réellement. Les implications pour l’industrie des carburants et les petites stations-service restent également incertaines.