Aujourd’hui, 53,6 méga tonnes de déchets électroniques sont générés chaque année, principalement des ordinateurs (ce qui équivaut à jeter 1 000 ordinateurs portables par seconde).

Si l’utilisation croissante du télétravail en France et dans le monde est une aubaine pour les industriels de l’industrie informatique et électronique, les effets sur la planète pourraient, au contraire, être dramatiques.

Selon une étude de BNP Paribas 3 Step IT, cela pourrait entraîner une augmentation significative du volume de déchets électroniques éliminés chaque année. En effet, l’achat massif de nouveaux équipements informatiques (par les entreprises et les salariés) entraînera la mise au rebut plus rapide de nombreux équipements anciens considérés comme obsolètes.

Selon l’étude, 83% des entreprises françaises ont acheté des équipements supplémentaires pour assurer la continuité de leurs activités et 31% du parc informatique en France pourraient devenir obsolètes dans les années à venir (22% au niveau européen).

Cet équipement serait alors ajouté à tous ceux déjà mis au rebut régulièrement. Ainsi unujourd’hui 53,6 méga tonnes de ces déchets sont déjà générées chaque année (ce qui équivaut à jeter 1 000 ordinateurs portables par seconde).

Un tiers des entreprises françaises ne savent pas où vont leurs déchets électroniques

Parmi les entreprises françaises interrogées, 33% ont admis ne pas savoir où se trouvaient leurs déchets électroniques et 39% ont l’intention de continuer à stocker des équipements anciens et inutilisés. Et globalement, 5% des entreprises interrogées reconnaissent ne pas avoir de politique spécifique pour ces déchets.

Par conséquent, ces chiffres suggèrent que les appareils abandonnés pendant la pandémie ne feront qu’augmenter les niveaux croissants de contamination électronique. Mais la bonne nouvelle est que la prise de conscience est aussi une réalité, la pollution numérique étant une réelle préoccupation des entreprises françaises. 46% d’entre eux mesurent leur empreinte carbone, se classant au troisième rang des pays européens derrière la Suède et la Norvège (contre 27% en Allemagne).

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Dans le même temps, les entreprises attendent de leurs gouvernements qu’ils fournissent des incitations plus fortes ou un cadre législatif plus précis. 54% des entreprises françaises préconisent des objectifs obligatoires, tandis que 65% des entreprises allemandes préconisent des réductions d’impôts.

Olivier Chicheportiche Journaliste d’affaires BFM