PARIS: Du chant des coqs à l’odeur des animaux de basse-cour, le «patrimoine sensoriel» de la campagne française sera désormais protégé par la loi des tentatives d’étouffement du quotidien de la vie rurale par les nouveaux venus en quête de paix et tranquillité.

Les sénateurs français ont donné jeudi leur approbation définitive à un projet de loi à la suite de plusieurs conflits très médiatisés entre habitants de la ville et vacanciers, ou nouveaux arrivants ridiculisés comme «néo-ruraux».

Un coq bruyant nommé Maurice a fait la une des journaux en 2019 après qu’un tribunal de l’ouest de la France a rejeté une offre de se faire taire par des voisins qui avaient acheté une maison de vacances à proximité.

«Vivre à la campagne implique d’accepter certains inconvénients», a déclaré aux parlementaires Joël Giraud, le ministre en charge de la vie rurale.

Cloches de vache, gazouillis de sauterelles et tracteurs matinaux bruyants sont également désormais considérés comme faisant partie du patrimoine naturel de la France qui sera codifié dans sa législation environnementale.

“Envoyez un message fort”, a déclaré Pierre-Antoine Levi, le sénateur qui a agi en tant que rapporteur du projet de loi.

“Il peut être un outil utile pour les responsables locaux dans l’exercice de leurs fonctions d’éducation et de médiation”, a-t-il déclaré.

La loi est emblématique des tensions croissantes à la campagne entre habitants de longue date et étrangers dont les attentes bucoliques se heurtent souvent à la réalité quotidienne.

Corinne Fesseau et son coq Maurice sont devenus le visage du combat lorsque les retraités d’à côté l’ont amenée à la cour sur les appels bruyants à l’attention de l’animal.

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Publié dans Dawn, 22 janv.2021