Le prince saoudien fait l’objet d’une enquête pour des allégations selon lesquelles il aurait gardé sept employés comme esclaves modernes dans son appartement parisien.

  • Les « esclaves », pour la plupart des femmes entre 38 et 51 ans, ont réussi à s’échapper lors d’un des voyages du prince en France.
  • Ils auraient été contraints de travailler 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour seulement 300 euros par mois.
  • Les femmes disent qu’elles ont été soumises à diverses formes d’humiliation et qu’elles sont mortes de faim.
  • Prince n’a pas été nommé publiquement et on ne sait pas s’il jouit de l’immunité diplomatique.

Les procureurs français enquêtent sur les allégations selon lesquelles un prince saoudien aurait maintenu sept employés en état d’esclavage moderne dans un appartement qu’il possédait à la périphérie de Paris.

L’enquête sur la traite des êtres humains a été ouverte après que des femmes, principalement originaires des Philippines, âgées de 38 à 51 ans, ont déposé des plaintes pour esclavage moderne en octobre 2019, a annoncé le bureau du procureur de la ville de banlieue de Nanterre.

Les serviteurs avaient été recrutés en Arabie saoudite et travaillaient pour le prince et sa famille pendant plusieurs années.

Apparemment, ils ont été payés l’équivalent de 300 euros par mois et ont déclaré qu’ils étaient obligés de travailler 24 heures sur 24, sept jours sur sept.

Le prince saoudien impliqué dans les allégations n’a pas été nommé publiquement.

READ  La Chine annonce des sanctions contre "mentir et tricher" aux fonctionnaires sortants de Trump | Chine

(Photo d’archive) Les autorités saoudiennes ont annoncé à la fin de l’année dernière qu’elles introduiraient des réformes dans leur politique du travail longtemps critiquée. Des groupes de défense des droits humains ont appelé à plusieurs reprises le royaume à abroger son système de parrainage « kafala », décrit par les critiques comme une forme moderne d’esclavage qui unit les travailleurs à leurs employeurs saoudiens.

Le prince et sa famille se rendraient régulièrement en France pendant les étés et sont connus pour emmener des employés avec eux lors de leurs voyages.

Une source proche du dossier, qui a refusé d’être nommée, a déclaré que les femmes avaient réussi à s’échapper lors d’un récent voyage en France.

Les abus présumés se sont produits en 2008, 2013 et 2015 dans l’appartement de la banlieue parisienne.

Certains ouvriers devaient dormir par terre et avaient à peine le temps de manger alors qu’ils s’occupaient des quatre enfants du prince, selon le quotidien Le Parisien.

Les femmes disent avoir été soumises à diverses formes d’humiliation et d’abus au fil des ans, y compris « des ordres de répondre aux besoins de l’employeur tout au long de la journée et de la nuit tout au long de la semaine, sans interruption ».

Soi-disant, ils étaient « affamés, obligés de manger les restes et devaient partir dès que leurs employeurs les demandaient ».

« La première fois que nous les avons rencontrés, la chose choquante a été de voir qu’ils avaient faim. Ils pleuraient de faim », a déclaré au journal Anick Fougeroux, présidente de l’association d’aide SOS Esclaves ( »Esclaves »).

READ  Facebook va mettre fin au traitement spécial pour les politiciens suite à l'interdiction de Trump : rapport | Facebook

Les procureurs ont entendu le témoignage des femmes il y a quelques semaines, mais le prince n’a pas encore été interrogé car il n’est actuellement pas en France.

On ne sait pas si le prince a droit à l’immunité diplomatique, auquel cas les procureurs ne seraient probablement pas en mesure d’arrêter le prince ou de porter plainte contre lui.

Le vice-ministre saoudien des Ressources humaines, Abdullah bin Nasser Abuthunain (photo), a annoncé des réformes de l'Initiative d'amélioration des relations de travail de l'Arabie saoudite en novembre de l'année dernière.

Le vice-ministre saoudien des Ressources humaines, Abdullah bin Nasser Abuthunain (photo), a annoncé des réformes de l’Initiative d’amélioration des relations de travail de l’Arabie saoudite en novembre de l’année dernière.

Annonce publicitaire