PARIS, 11 mai (Reuters) – La responsable française de la protection des données a déclaré mercredi qu’elle envisageait d’entamer le processus d’amende contre Clearview AI, basée aux États-Unis, une société de reconnaissance faciale ordonnée par le régulateur de cesser d’accumuler les données des personnes basées dans le pays.

L’engagement d’un processus formel de sanction indiquerait que la CNIL soupçonnait Clearview de ne pas s’être conformée à son injonction dans le délai de deux mois qu’elle s’était fixé.

« J’y réfléchis sérieusement », a déclaré Marie-Laure Denis, après avoir présenté le rapport annuel de la CNIL.

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Un porte-parole de la startup n’était pas disponible dans l’immédiat pour commenter.

Dans un procès officiel non scellé en décembre dernier, le régulateur a déclaré que la collection d’images faciales accessibles au public sur les réseaux sociaux et Internet de Clearview enfreignait les règles de confidentialité des données de l’Union européenne, connues sous le nom de RGPD. Lire la suite

En vertu du droit de l’UE, le cadre réglementaire GDPR peut s’appliquer dans certains cas où les données des utilisateurs de services Internet basés dans l’UE sont suivies et traitées, même si le fournisseur n’a pas de présence physique dans le bloc.

La CNIL a déclaré en décembre que la société de logiciels, qui est utilisée comme moteur de recherche faciale pour aider les forces de l’ordre et les services de renseignement dans leurs enquêtes, n’a pas demandé le consentement préalable de ceux dont elle a collecté les images en ligne.

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La société a nié les violations à l’époque.

Denis n’a pas précisé l’étendue de l’amende potentielle que le régulateur pourrait infliger.

Clearview a accepté plus tôt cette semaine des restrictions sur la façon dont les entreprises peuvent utiliser sa base de données de milliards d’images faciales, pour régler un procès américain qui l’accusait de collecter des photos de personnes sans autorisation. Lire la suite

Les critiques de Clearview AI ont déclaré que sa technologie violait la vie privée des gens. La société a déclaré que le blocage de l’utilisation d’images accessibles au public équivalait à de la censure.

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Information de Mathieu Rosemain; Edité par Alex Richardson

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