ZURICH, 25 janvier (Reuters) – Un ancien banquier suisse de renom a été jugé mardi, accusé d’avoir gagné des millions de dollars grâce à des transactions frauduleuses et à des dépenses illégales, notamment en facturant près de 200 000 francs suisses (217 675 dollars) pour des visites de clubs de strip-tease

Dans le procès suisse le plus médiatisé depuis des décennies pour crime d’entreprise, l’ancien « banquier de l’année » Pierin Vincenz est accusé d’avoir participé à des transactions illégales alors qu’il était directeur général du prêteur coopératif non coté Raiffeisen Suisse (RFSHW.UL).

Les procureurs ont déclaré que Vincenz, âgé de 65 ans, avait également déposé plus d’un demi-million de francs suisses pour dépenses abusives équivalant à un détournement et à une gestion déloyale. Vicenz nie toutes les accusations portées contre lui.

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Dijeron que las facturas incluían casi 4.000 francos para la reparación de una habitación de hotel en el Zurich Park Hyatt de cinco estrellas, que resultó dañada durante una « gran pelea » entre Vincenz y una bailarina de un club de striptease con la que estaba saliendo en ce moment. Il a également facturé 700 francs à Raiffeisen pour des boissons et des dîners pour une femme qu’il a rencontrée sur l’application de rencontres Tinder et a dépensé près de 27 000 francs dans un avion privé lors d’un voyage dans un club de cuisine à Majorque.

Outre les dépenses, l’affaire porte principalement sur des conflits d’intérêts dans des transactions entre diverses sociétés dans lesquelles Vincenz et un autre accusé étaient impliqués.

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Vincenz et le deuxième accusé sont également accusés de falsification de documents, tandis que cinq autres sont accusés de comportement anticoncurrentiel et d’avoir été complices d’accords avec des entreprises, grâce auxquels les procureurs allèguent qu’ils ont gagné des millions.

Les sept accusés nient les allégations.

Les audiences de l’affaire ont été déplacées du palais de justice local au théâtre Volkshaus de Zurich en raison de l’intérêt intense pour le cas de Vincenz, qui a été nommé « banquier de l’année » par le magazine suisse Bilanz en 2014.

Vincenz, avec ses cheveux gris clair coupés courts, a comparu devant le tribunal dans une chemise blanche à col ouvert et un costume sombre pour écouter les avocats des accusés, y compris le sien, cherchant à reporter les audiences ou à faire réexaminer les charges retenues contre lui.

Le président du tribunal décidera à 15h00 GMT de reporter l’affaire ou de poursuivre comme prévu.

« GRAVES CARENCES »

En 2018, l’organisme de surveillance financière du pays, la FINMA, a découvert de « graves lacunes » chez Raiffeisen, notamment des conflits d’intérêts et une surveillance inadéquate dans une enquête liée à des allégations de fraude contre Vincenz.

Après la FINMA perturbé sa procédure contre Vincenz fin 2017 après sa démission de tous les postes de direction dans les institutions financières suisses et s’est engagé à ne plus assumer de tels rôles à l’avenir.

Cependant, les procureurs suisses ont ouvert une enquête et Vincenz a été détenu pendant trois mois et demi en 2018.

Raiffeisen a refusé de commenter l’affaire autre que de noter qu’il s’agissait d’un plaignant privé dans l’affaire pénale. Il ne fait l’objet d’aucune accusation et a déclaré avoir amélioré la gouvernance d’entreprise depuis l’enquête de la FINMA.

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Les procureurs demandent près de 70 millions de francs suisses (77 millions de dollars) d’actifs totaux aux sept accusés, ainsi que des sanctions financières et des peines de prison allant de deux à six ans pour tous sauf un.

(1 $ = 0,9188 franc suisse)

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Reportage de Brenna Hughes Neghaiwi et Oliver Hirt; Edité par Alexandre Smith

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