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Il est bien connu que les plateformes de réservation en ligne restreignent souvent contractuellement la liberté des hébergeurs de fixer leurs propres prix pour les hébergements proposés (appelées « clauses tarifaires »). Un amendement récemment adopté à la loi suisse contre la concurrence déloyale (UCA) limite désormais ces pratiques et d’autres pratiques des plateformes de réservation en ligne.


Contenu

  1. Interdiction des clauses de parité tarifaire large depuis 2015
  2. Autres restrictions à la liberté contractuelle des plateformes de réservation en ligne
  3. Les prochaines étapes

Le terme général « clause tarifaire » comprend les clauses de parité tarifaire ainsi que les clauses dans lesquelles un hébergeur s’engage à ne pas sous-coter un certain prix inférieur spécifié par l’opérateur de la plateforme. Dans le cas des clauses de parité de prix, une distinction doit être faite entre les clauses de parité de prix étroites et les clauses de parité de prix larges. En cas de clauses strictes de parité tarifaire, un hébergeur s’engage vis-à-vis d’une plateforme de réservation en ligne à ne pas exiger sur son propre site internet un prix inférieur à celui de la plateforme de réservation en ligne. En el caso de cláusulas amplias de paridad de precios, un proveedor de alojamiento se compromete a no ofrecer precios más bajos en ningún otro canal de venta, es decir, ni por correo electrónico o por teléfono, ni en otra plataforma de reserva en línea de la concurrence.

En 2015, la Commission suisse de la concurrence a interdit aux opérateurs de plateformes de réservation de restreindre les fournisseurs d’hébergement dans leur politique d’offre par le biais de ces clauses dites de parité tarifaire large. L’enquête s’est concentrée sur les clauses contractuelles imposées par les plateformes, selon lesquelles les hébergeurs ne pouvaient pas fixer des prix inférieurs ou proposer un plus grand nombre de chambres dans tout autre canal de distribution. Par conséquent, les hébergeurs ne pourraient pas proposer des offres plus avantageuses sur des canaux de distribution avec des taux de commission inférieurs. Dans un arrêt du 19 octobre 2015, la Commission de la concurrence a estimé que l’utilisation de ces clauses contractuelles constituait une violation de la loi suisse sur les cartels et les a donc interdites (voir ici).

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En 2016, un membre du Parlement suisse a demandé au Conseil fédéral suisse d’interdire également les clauses de prix dites « strictes » dans les contrats entre les plateformes de réservation en ligne et les hébergeurs (voir ici). Initialement, le Conseil fédéral ne voulait pas faire de même avec cette demande, mais la majorité du Parlement suisse a ordonné au Conseil fédéral de rédiger une nouvelle disposition de la LCU suisse.

Le Conseil fédéral a donc rédigé un nouvel article 8a LCU, qui prévoit l’interdiction de l’utilisation des conditions générales par les plateformes de réservation en ligne qui restreignent la tarification des hébergeurs par des clauses de parité des prix (cf. ici). Cependant, ce projet a été jugé insuffisant par le Parlement, qui a accepté la semaine dernière d’ajouter des clauses de condition de parité et d’interdiction de disponibilité (voir ici).

En conséquence, le nouvel article 8a UCA interdira l’utilisation de conditions générales par les plateformes de réservation en ligne, qui restreignent directement ou indirectement la fixation des prix et l’offre des hébergeurs par des clauses de parité, c’est-à-dire par parité de prix, de disponibilité ou de condition clauses. Cela signifie que les plateformes de réservation en ligne ne pourront plus exiger des fournisseurs d’hébergement qu’ils leur fournissent des tarifs et des conditions identiques ou meilleurs pour le même hébergement avec (au moins) les mêmes caractéristiques, tels que mis à disposition par les hôtels sur vos propres canaux en ligne. ou tout autre canal (en ligne et hors ligne).

Alors qu’une minorité au Parlement suisse souhaitait soumettre les violations de ce nouvel article 8a de la LCU à des sanctions pénales, cela a finalement été rejeté. Ainsi, l’utilisation des clauses de parité par les plateformes de réservation en ligne n’est soumise qu’à des sanctions civiles et concerne aussi bien les hébergeurs que les concurrents, les associations professionnelles ou commerciales et, s’il s’agit d’intérêts collectifs, le gouvernement fédéral peut intenter une action civile contre les plateformes de réservation. Dans la question.

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Les deux chambres du Parlement suisse ont approuvé le texte du nouvel article 8a UCA le 8 juin 2022. Il appartient maintenant au Conseil fédéral suisse de décider de la date à laquelle ces nouvelles restrictions pour les plateformes de réservation en ligne entreront en vigueur.