• Macron a besoin d’alliés après avoir perdu la majorité absolue
  • Macron dit qu’il ne peut pas ignorer les fractures, prêt à s’engager
  • Demandez aux parties de vous donner des réponses dans les 48 heures
  • Divisions dans le camp de Macron sur la manière de traiter avec l’extrême droite

PARIS, 22 juin (Reuters) – Le président français Emmanuel Macron a renvoyé mercredi la balle dans le camp de ses adversaires, leur demandant de réfléchir à la façon dont un parlement fragmenté peut légiférer, car il a reconnu que la crise politique actuelle signifierait travailler ensemble de manière différente. .

Macron avait joui d’un contrôle total sur le Parlement lors de son premier mandat en 2017. Mais les électeurs qui l’ont réélu à la présidence en avril ont remis dimanche un parlement suspendu, irrités par la hausse de l’inflation et son indifférence perçue, un sens qui doit maintenant trouver un soutien parmi ses membres. ennemis politiques.

Macron a passé deux jours à consulter les dirigeants des partis d’opposition, mais rien n’indique que l’un d’entre eux soit disposé à l’aider à construire une majorité ouvrière. Cela le laisse face à la perspective de devoir s’engager dans des négociations compliquées sur chaque projet de loi, même si beaucoup reste en suspens.

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« Je ne peux pas ignorer les fractures, les divisions profondes qui traversent notre pays et se reflètent dans la composition de la nouvelle Assemblée (nationale) », a déclaré Macron dans un discours préenregistré à la nation, ses premiers commentaires depuis l’élection de dimanche.

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« La responsabilité de la majorité présidentielle est d’élargir, de construire un contrat de coalition ou de trouver des majorités texte par texte. Nous devons apprendre à faire les choses différemment. »

Il a exclu un gouvernement d’union nationale.

Le silence de Macron depuis le résultat des élections a inquiété certains alliés et opposants qui voulaient qu’il s’exprime avant le début d’une semaine de réunions internationales, dont les sommets de l’Union européenne, du G7 et de l’OTAN.

Il a déclaré que toutes les parties devraient parvenir à un compromis et qu’il souhaitait que les partis politiques précisent dans les prochaines 48 heures quelles décisions ou actions ils seraient prêts à prendre.

Le leader d’extrême gauche Jean-Luc Mélenchon a immédiatement rejeté son discours, le qualifiant de « ratatouille » et appelant la Première ministre Elisabeth Borne, que Macron n’a pas nommée, à présenter la feuille de route du gouvernement en vue d’un vote parlementaire.

La dirigeante française d’extrême droite du Rassemblement national (RN) et députée Marine Le Pen est escortée par le président français Emmanuel Macron après des entretiens à l’Elysée, France, le 21 juin 2022. Ludovic Marin/Pool via REUTERS

« Il ne peut y avoir d’autre réalité que celle-ci : l’exécutif est faible, l’Assemblée nationale est forte », a déclaré Melenchon.

Les électeurs ont remis ce qui pour la France est un parlement rare, avec l’alliance centriste de Macron à 44 sièges de moins qu’une majorité absolue, et l’extrême droite et une large alliance de gauche qui comprend l’extrême gauche luttant pour être la principale force d’opposition. Les conservateurs pourraient être des faiseurs de rois. Lire la suite

Un sondage Elabe publié mercredi a montré que 44% des Français soutenaient l’idée de négociations de projet de loi. Moins de 20% souhaitaient un gouvernement de coalition ou d’union nationale, comme Macron l’avait suggéré à certains chefs de parti ces derniers jours.

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Des divisions sont également apparues parmi les alliés de Macron sur la question de savoir si leur alliance centriste devrait annuler tout accord avec les législateurs d’extrême droite ou travailler avec eux sur une base ad hoc.

Certains des ministres de Macron ont insisté sur le fait de ne pas travailler avec le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen, qui a obtenu son plus grand contingent de législateurs et est désormais le deuxième plus grand parti de la chambre basse du parlement.

« Soyons absolument clairs, il ne peut y avoir d’alliance, même circonstancielle, avec le Groupement national. Nous n’avons pas d’idées communes avec le Groupement national », a déclaré mercredi le ministre des Affaires européennes Clément Beaune à la radio Europe 1.

Macron n’a pas mentionné l’extrême droite dans son discours.

Outre les déboires du président, le parquet de Paris a indiqué mercredi avoir ouvert une enquête sur des allégations de viol contre la secrétaire d’État au Développement et à la Francophonie, Chrysoula Zacharopoulou, après avoir reçu deux plaintes. Lire la suite

Les responsables de son bureau n’ont pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

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Reportage supplémentaire de Tassilo Hummel, Myriam Rivet, Benoit Van Overstraeten; Écrit par John Irish; Edité par Alison Williams et Catherine Evans

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