Après un interrogatoire de seize heures à recherche sur ses services de conseil à Carlos GhosnL’ancienne responsable de Renault-Nissan, Rachida Dati, ancienne garde des sceaux, a été placée vendredi 27 novembre sous la condition de témoin assisté, intermédiaire entre le simple témoin et l’accusé.

Les juges d’instruction avaient convoqué le maire de LR de 7moi district de Paris pour une accusation de “corruption passive” et de “trafic d’influence passif d’une personne chargée d’un mandat public électif dans une organisation internationale”, ainsi que pour “dissimulation d’abus de pouvoir”, selon le parquet financier du Nation (PNF).

“Elle a montré aux juges d’instruction qu’elle avait travaillé comme avocate entre 2009 et 2012 pour l’alliance Renault-Nissan”, a expliqué Mmoi Olivier Pardo, qui la défend avec Mc’est Olivier Baratelli et Francis Teitgen. “C’est un premier pas”, déclara quant à lui Mmoi Jean-Paul Baduel, avocat de l’actionnaire Renault Danièle Coutaz-Repland, qui a porté plainte le 17 avril 2019 et fait pression sur le PNF pour ouvrir une enquête.

Fonds suspects

Il s’agissait de contrats signés par RNBV, la filiale néerlandaise de l’alliance Renault-Nissan, lorsque Carlos Ghosn était encore PDG du groupe automobile. Cette plainte était adressée à Rachida Dati, mais aussi au criminologue Alain Bauer, Carlos Ghosn et son épouse. A cette époque, Mmoi Baduel avait rapporté “Soupçon” sur “L’utilisation imprudente des fonds Renault” par votre ancien patron via cette filiale. L’été suivant, la suite des investigations a été confiée à trois juges d’instruction de la place financière de Paris.

Selon une source proche du dossier, M.je Dati, qui nie tout acte répréhensible, aurait perçu 900 000 euros de frais de justice entre 2010 et 2012, alors qu’elle était députée européenne à l’époque. Alain Bauer aurait reçu un million d’euros entre 2012 et 2016 pour des activités de conseil en sécurité, à travers sa société AB Conseil.

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Entendu en septembre 2019 par les magistrats, Mmoi Baduel avait maintenu ses accusations, sur la base des résultats de l’enquête – désormais close – sur l’affaire d’un faux espion Renault, à laquelle il avait eu accès en tant qu’avocat de l’un des accusés. parce que.

Dans le cadre de cette ancienne affaire, des perquisitions ont été menées chez Renault, notamment au bureau de Carlos Ghosn, fin 2011. Cependant, selon une source proche du dossier, aucune preuve du travail de Rachida n’y a été trouvée. Dati. par les chercheurs.

Selon Le monde, dans un article publié en septembre dernier, les juges soupçonnent un “Utilisation de la commodité” de Mje Les données. «Les forces de l’ordre n’ont pas vraiment retrouvé de traces concrètes de leur activité pour Renault, à l’exception de certaines actions similaires au lobbying, qui est également strictement interdite pour un député européen. “

Selon la convention d’honoraires envoyée à Carlos Ghosn par M.je Dati, présenté par Le monde, ce dernier a promis de “Vous aider à déterminer la conduite de la politique de vulgarisation internationale” du groupe, Surtout dans les pays du Moyen-Orient et du Maghreb ». Il a demandé une stricte confidentialité sur cette collaboration.

Rachida Dati et Alain Bauer cités dans un audit

Les noms de Rachida Dati et Alain Bauer ont également été mentionnés dans un audit Mazars, réalisé à la demande de Renault et Nissan pour examiner les dépenses controversées de RNBV, qui font l’objet d’une autre enquête. procédure judiciaire ouverte au parquet de Nanterre.

Ce rapport, transmis au tribunal, a identifié 11 millions d’euros de dépenses suspectes de cette filiale à 50% entre Renault et Nissan, créée par Carlos Ghosn pour façonner l’alliance des deux constructeurs.

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Le monde avec l’AFP