« Nous devons être plus restrictifs avec ceux qui ont le virus. «  Prononcée par le président de la République, Emmanuel Macron, ce mardi 24 novembre, lors d’un discours de l’Elysée, cette phrase sonne comme une menace. Ou comme engagement. Les associations de santé et les élus de la majorité plaident pour une surveillance plus stricte des patients Covid-19 pour éviter un nouvel enfermement préjudiciable à l’économie au niveau social, sanitaire et économique. En quoi consisterait ce cadre et qui le favorise? La revue.

Qu’a dit le chef de l’Etat?

« J’espère que le gouvernement et le Parlement fourniront les conditions pour garantir l’isolement des personnes infectées, même de manière plus restrictive », a déclaré le chef de l’Etat, sans évoquer d’éventuelles sanctions ou amendes, sans parler«isolement obligatoire».

« Un vrai débat démocratique doit avoir lieu, mais si nous voulons éviter un verrouillage, nous devons être plus restrictifs avec ceux qui ont le virus. »

Emmanuel Macron

lors de son discours à l’Elysée le 24 novembre

Il a promis que Ces personnes bénéficieront d’un soutien matériel, sanitaire et psychologique ». Le Président de la République a également assuré que « Cette nouvelle stratégie impliquera, en plus des services de l’État, les maires et leurs services tels que les associations intéressées « .

Qui appelle à un isolement plus strict?

Le groupe mixte Agir (allié de La République en marche) à l’Assemblée nationale prévoit de présenter un projet de loi à ce sujet le mercredi 25 novembre. Cette mesure est également menée par le collectif France Assos Santé dans une chronique publiée par le journal Le parisien, Mardi 24 novembre. Ce groupe, qui regroupe 85 associations d’usagers de la santé, appelle à un isolement plus strict des personnes séropositives et de leurs cas de contact pour éviter un troisième confinement de la population.

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Signataires de la plateforme, y compris le président de la Ligue contre le cancer, Axel Kahn, présenté, pour justifier cette restriction, « la dévastation et l’impact de l’endiguement » « Sur le long terme, tant sur le plan sanitaire, social qu’économique. Les associations qui travaillent dans des situations précaires sonnent déjà l’alarme. »

«Trop de gens ont déjà tout perdu, et l’aggravation de la pauvreté des familles désespérées conduit à la détérioration de leur état psychologique et à l’émergence de multiples pathologies».

Le collectif France Assos Santé

dans « Le Parisien »

En quoi consisterait cet isolement?

Pour les signataires de la plateforme, c’est« une restriction complète des déplacements et des visites des cas index et des cas de contact, sous contrôle et réduit au moment de la contagion (de 7 à 15 jours maximum selon les cas), avec isolement dans des conditions adéquates «  pour les personnes positives et leurs cas de contact. «Il s’agit de parier sur une stratégie plus ferme du système redéfini« test-trace-isolat », accompagnée d’un système d’accompagnement et d’accompagnement de toutes les personnes, cas index et cas de contact, qui doivent être protégés. respecter un temps de restriction complète de leurs déplacements et de leurs contacts, et donc s’isoler pendant un minimum de 7 jours, et attendre un appareil à la hauteur des challenges « ils écrivent.

Plus Pen même temps, ils demandent « accompagnement et soutien aux sujets testés positifs, avec ou sans symptômes de Covid-19, ainsi que des cas de contact si nécessaire, en leur offrant un espace protégé mis à leur disposition si nécessaire et en tenant compte de leurs conditions de vie « .

«Cet accompagnement s’entend en termes de maintien des ressources matérielles (salaires ou traitements), obligation de fournir un lieu de résidence confortable, un lien permanent avec un accompagnateur chargé d’assurer l’accès aux soins, aux fournitures, au confort, etc. . « 

Le collectif France Assos Santé

dans « Le Parisien »

Pour sa part, Stanislas Guerini, délégué général de LREM, il s’est dit « plutôt en faveur du soutien du paquet « . « Nous devons encourager tout le monde, dès les premiers symptômes, à s’isoler », a ajouté le numéro un de LREM sur franceinfo.

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Mais dans le projet de loi présenté par le groupe mixte Agir, l’accent est mis sur les sanctions. Le non-respect de la mise en quarantaine obligatoire pour les patients pourrait être assorti d’une lourde amende. Le montant de 10000 euros a notamment été évoqué par Olivier Becht, président du groupe d’ensemble Agir. De telles sanctions existent dans d’autres parties de l’Europe: En Italie, tout contrevenant à la mesure de quarantaine risque une peine de 3 à 18 mois de prison et une amende de 500 à 5 000 euros. En Espagne, la peine est encore plus dissuasive: 3 000 euros pour le premier délit d’isolement, mais jusqu’à 600 000 euros en cas de récidive « , exceptionnel Le parisien.

Quelles sont les réserves sur cette mesure?

Certains craignent que les Français évitent de se faire dépister pour s’assurer qu’ils n’ont pas à s’isoler (et risquent une amende). L’argument a été présenté par le Premier ministre, Jean Castex, qui a exprimé ses réserves: « Je suis convaincu que vous avez des gens, si vous leur dites » vous avez l’obligation de vous isoler « , ils ne seront pas testés », il a dit.

Du côté des médecins, certains préconisent surtout un accompagnement plus personnalisé. « De nos jours, les gens reçoivent un SMS leur demandant de s’isoler, cela ne peut pas fonctionner. Par contre, si vous prenez le temps de discuter et d’expliquer que l’objectif n’est pas de les isoler, mais le virus pour ne pas le transmettre à leurs proches en restant dans une pièce séparée de la maison ou en abandonnant le repos. -café avec des collègues pendant dix jours, alors vous devenez beaucoup plus efficace « , expliquer à Monde le Cchef du service de parasitologie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Renaud Piarroux.

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