Papillomavirus : contaminations sexuelles, prévention… 4 questions autour de ces virus qui sont susceptibles de provoquer des cancers

Un tiers des hommes touché par le papillomavirus, selon une étude récente

Une étude récente publiée dans la revue The Lancet met en évidence une réalité préoccupante : un tiers des hommes est atteint par un papillomavirus. Les papillomavirus sont une famille de virus comprenant près de 200 variantes, dont une centaine se transmettent par voie sexuelle, d’après cette même étude.

Ces infections à papillomavirus comptent parmi les infections sexuellement transmissibles les plus courantes dans le monde, touchant près de huit personnes sur dix. Heureusement, la majorité de ces infections se révèlent bénignes et disparaissent naturellement en l’espace de deux ans.

Cependant, certaines infections à haut risque peuvent entraîner le développement de lésions précancéreuses et cancéreuses, notamment sur la peau et les muqueuses. Chaque année en France, près de 6 300 nouveaux cas de cancers liés aux papillomavirus humains sont diagnostiqués, principalement des cancers du col de l’utérus.

La transmission des papillomavirus se fait principalement lors des rapports sexuels, qu’ils soient avec ou sans pénétration. Malheureusement, les préservatifs offrent une protection imparfaite contre cette infection.

Une étude récente publiée dans The Lancet Global Health souligne l’importance de la prise de conscience chez les hommes sexuellement actifs, car ils sont également un réservoir important d’infections génitales par le papillomavirus. En effet, environ un tiers des hommes sont atteints par au moins un papillomavirus, dont 21% sont contaminés par un papillomavirus présentant des risques.

Pour lutter contre cette situation préoccupante, il est essentiel de promouvoir le dépistage chez les femmes, afin de détecter et traiter les anomalies des cellules du col de l’utérus. En France, un programme national de dépistage du cancer du col de l’utérus a été mis en place en 2018, s’adressant à toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans.

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De plus, la vaccination contre les papillomavirus est possible depuis 2007 pour les filles âgées de 11 à 14 ans. À partir de 2021, cette vaccination a été étendue aux garçons du même âge. Et à partir de la rentrée 2023, tous les élèves de 5e pourront se faire vacciner contre les papillomavirus au collège, dans le cadre d’une campagne non obligatoire.

Il est primordial d’informer et de sensibiliser la population sur la gravité de ces infections à papillomavirus, afin de prévenir leur propagation et de réduire les risques de complications. Les hommes doivent également prendre conscience de leur rôle dans la transmission de ces virus et s’impliquer dans les mesures de prévention.