Le match: 4-0

En acceptant de reprendre l’ASM cet été, Niko Kovac s’attendait inévitablement à connaître des hauts et des bas avec une équipe aussi inégale pendant deux ans. Il (re) l’a vécu en l’espace d’une semaine. Dimanche dernier, à Lyon (1-4), leurs joueurs avaient complètement explosé dès la première période. Sept jours plus tard, contre Bordeaux (4-0), ils ont pris leur revanche en rentrant aux vestiaires avec un cinglant 3-0. Trois buts inscrits en trois minutes et 42 secondes, une demi-heure après le début du match.

Alors que Ben Yedder pensait ouvrir le score d’une tête (25), son but a été rejeté car l’arbitre avait entre-temps sifflé un penalty pour une déviation de la main de Pablo. Quoi qu’il en soit. Intrépide, l’international français a assumé ses responsabilités en le transformant (28e). Puis les Girondins, disciplinés et à leur place jusque-là, ont tout relâché. Sur une mauvaise reprise d’Adli, Aguilar, déplacé par Ben Yedder, parfaitement centré pour Gelson (30), et, dans la foulée, Ben Yedder, jeté par Henrique, ont déposé une croix parfaite sur la tête de Volland (31). Trois minutes, trois tirs au but, trois buts: le match était clos.

Monaco doit encore une fois ce succès en grande partie à son capitaine Ben Yedder. C’est lui qui a obtenu et transformé ce penalty, avant d’être directement impliqué dans les deux buts suivants. A la pointe du 4-2-3-1, il a beaucoup gagné et perdu, souvent peu suivi par ses adversaires. Sa maîtrise technique a fait le reste. Mais il faut aussi saluer le bon travail, en général, du trio offensif (voire d’un quatuor si l’on ajoute Diop, précieux). Gelson, buteur et passeur, et Volland, auteur d’un doublé, ont enfin débloqué leur compteur cette saison. Les trois partenaires offensifs, Ben Yedder, Gelson et Volland, ont également égalé le but 4-0, avec l’Allemand à la fin (58e).

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Bref, il n’y a pas eu de match à Louis-II. Cette victoire est la bienvenue pour les Monégasques, qui n’avaient ni gagné ni marqué dans le match depuis fin septembre et trois matches. Ils n’avaient plus battu Bordeaux depuis mars 2018. Les voici septièmes, à quatre petits points du podium. Et, au-delà du classement, Kovac et son équipe repartent avec une meilleure certitude sur le type onze.

Les joueurs: Aguilar-Henrique, deux ailiers de premier plan

A Lyon, dimanche dernier, les ailiers – Sidibé et Aguilar, trop offensifs – avaient été au cœur du problème, laissant derrière eux d’immenses espaces. Cette fois, Kovac a remplacé Aguilar à droite et a offert à Henrique sa première sortie à gauche. Un choix gagnant. Encore une fois très haut sur le terrain, les deux arrières latéraux ont une grande influence. Dans le premier but, c’est Henrique qui a croisé pour Ben Yedder avant le penalty et, dans le second, c’est Aguilar qui a fait sortir Gelson d’un plateau. Et on retrouve le Brésilien derrière le troisième. Seul bémol: Aguilar, averti par une main en 41, sera suspendu pour la réception du PSG le 20 novembre. Sorti au repos.

Le fait: les Girondins sont perdus

“C’est à l’extérieur qu’on voit les bonnes équipes”, Jean-Louis Gasset a mis en garde lors d’une conférence de presse vendredi. On devine donc aisément le ressenti du sélectionneur girondin après cette rude défaite. Il est encore plus surprenant que les Bordelais n’aient concédé que cinq buts en Championnat avant aujourd’hui. Ils ont pris à peu près la même chose dans un match.

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Au coup d’envoi, Gasset avait réservé un 4-3-3 avec Ben Arfa au mauvais numéro 9. Son blocus n’a duré que vingt-cinq minutes. Des erreurs individuelles (Pablo pour sa main, Adli pour sa relance …) s’ajoutent à un échec global. Les Girondins déséquilibrés et impuissants en particulier ont donné trop de liberté à Ben Yedder. Ils l’ont payé. Offensivement, ils n’étaient plus, malgré le triple changement (entrées de Zerkane, De Préville et Briand) à la mi-temps. “Un naufrage collectif”, comme Koscielny l’a résumé au micro de Canal +.