PARIS, 14 juillet (Reuters) – La police parisienne s’est heurtée à des manifestants critiquant le projet du président Emmanuel Macron d’exiger un certificat de vaccin COVID-19 ou un test PCR négatif pour entrer dans les bars, restaurants et cinémas à partir du mois prochain.

Macron a annoncé cette semaine des mesures radicales pour lutter contre une augmentation rapide des nouvelles infections à coronavirus, notamment des vaccinations obligatoires pour les travailleurs de la santé et de nouvelles règles d’approbation des soins de santé pour le grand public.

Ce faisant, cela est allé au-delà de ce que la plupart des autres pays européens ont fait, car la variante Delta hautement contagieuse alimente une nouvelle vague de cas, et d’autres gouvernements surveillent de près la réaction du public français.

La police a tiré à plusieurs reprises des gaz lacrymogènes lorsque des groupes de manifestants ont renversé des poubelles et incendié une pelle mécanique. Certains manifestants éloignés des escarmouches portaient des badges indiquant « Non au laissez-passer sanitaire ».

Certains détracteurs du plan Macron, qui obligera les centres commerciaux, cafés, bars et restaurants à revoir les cartes de santé de tous les clients à partir du mois d’août, accusent le président de bafouer les libertés et de discriminer ceux qui ne veulent pas du vaccin COVID.

« C’est totalement arbitraire et totalement antidémocratique », a déclaré un manifestant qui s’est identifié comme Jean-Louis.

Macron dit que le vaccin est le meilleur moyen de remettre la France sur le chemin de la normalité et qu’il encourage le plus de personnes possible à se faire vacciner.

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Il y a eu des manifestations dans d’autres villes comme Nantes, Marseille et Montpellier.

La manifestation de mécontentement a eu lieu le jour de la Bastille, l’anniversaire de l’assaut d’une forteresse médiévale à Paris en 1789, qui a marqué le tournant de la Révolution française.

Parmi les autres propositions du projet de loi du gouvernement, l’isolement obligatoire pendant 10 jours de toute personne testée positive et la police procèdent à des contrôles aléatoires, ont rapporté les médias français. Le bureau du Premier ministre n’a pas répondu lorsqu’on lui a demandé de confirmer les détails.

Reportage de Christian Lowe et Gonzalo Fuentes ; Écrit par Richard Lough; Montage par Lisa Shumaker et Sandra Maler

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