PARIS — Le président français Emmanuel Macron a entamé lundi une tournée de trois pays en Afrique.

La visite de quatre jours au Cameroun, au Bénin et en Guinée-Bissau est le premier voyage diplomatique du dirigeant français hors d’Europe depuis sa réélection, montrant à quel point l’Afrique figure en bonne place sur la liste des priorités de l’ancienne puissance coloniale.

À l’ordre du jour, des défis communs tels que la lutte contre le terrorisme et la lutte contre le changement climatique.

Mais Macron discutera également des conséquences du conflit en Ukraine, telles que la hausse de l’inflation et du coût de la vie et une probable crise alimentaire due à la perturbation des principales exportations ukrainiennes de blé, d’orge et d’huile de tournesol. La Russie et l’Ukraine fournissent plus de 40 % de l’approvisionnement en blé de l’Afrique.

La visite est considérée comme un soutien à la coopération bilatérale pour la France à un moment où des responsables russes se sont également rendus dans des pays africains pour rallier leur soutien. Les liens dans la région africaine au sens large, y compris la République centrafricaine et le Mali, avec l’organisation paramilitaire russe du groupe Wagner, que l’UE considère comme une force déstabilisatrice, sont particulièrement préoccupants.

Lors de sa première étape au Cameroun, la plus grande économie d’Afrique centrale et un centre agricole, Macron discutera de la production alimentaire et de la manière dont le pays tentera de combler un déficit d’approvisionnement lié à l’Ukraine dans la région.

Au Bénin, où il arrivera mercredi, Macron discutera des moyens de lutter contre la montée des menaces terroristes et d’empêcher leur propagation aux pays du golfe de Guinée.

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En Guinée-Bissau, dernière étape de Macron jeudi, il explorera les plans de construction d’une école française sur un terrain désigné par le gouvernement local.

Macron espère s’appuyer sur la feuille de route présentée lors du sommet UE-Afrique en février pour accroître les investissements de l’Union européenne dans les infrastructures et l’agriculture africaines.