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Paris (AFP)

Le Festival de Cannes revient la semaine prochaine, promettant d’enterrer les longs mois d’obscurité et de solitude sous une avalanche de célébrités, de champagne et de films d’art et d’essai caressants.

Elle est annoncée comme rien de moins qu’une résurrection. « Le cinéma n’est pas mort ! » festival suprême Thierry Fremaux a déclaré le mois dernier.

C’est le premier grand festival du film à part entière depuis la pandémie, et un camion de stars hollywoodiennes – de Timothée Chalamet à Nicole Kidman en passant par Matt Damon – devrait avoir lieu sur la Croisette du 6 au 17 juillet.

Ce n’est pas un retour à la normale, bien sûr, même si les chiffres du Covid en France se sont régulièrement améliorés et que la plupart des restrictions ont été levées.

Il n’y aura pas de  » encore « , le bisou à la française sur les joues, en haut des marches mythiques du Palais des Festivals.

Et une partie du faste sera atténuée, avec de nombreuses after parties annulées et de grands galas réduisant de moitié leurs listes d’invités pour respecter les directives de distanciation sociale.

Les organisateurs prennent également lentement conscience du fait que la vue des célébrités et des magnats arrivant à bord de jets privés et de mégayachts ne semble pas si élégante à une époque de catastrophe climatique imminente.

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Alors cette année : pas de plastique, beaucoup de voitures électriques et le plus symbolique de tous : un tapis rouge deux fois plus petit et fait de matériaux recyclés.

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– Observation des étoiles –

Mais notre besoin collectif de contempler les mégastars de la Côte d’Azur ne se démentira pas.

Un film en compétition de cette année représente une grande partie du nombre de célébrités : « The French Dispatch » de Wes Anderson comprend Chalamet, Benicio del Toro, Bill Murray et bien d’autres.

Deux autres stars de ce film, Tilda Swinton et Léa Seydoux, seront presque omniprésentes sur la Croisette, avec des apparitions dans huit films notables à elles deux.

Damon est en ville pour la première de son dernier thriller, « Stillwater », qui se déroule à Marseille.

Mais Cannes est tout au sujet des cinéastes, et après l’annulation de l’édition de l’année dernière en raison de la pandémie, une récolte particulièrement riche d’anciens du festival est en lice pour la Palme d’Or.

Parmi ceux qui ont soumis au célèbre public cannois se trouvaient plusieurs précédents lauréats : l’italien Nanni Moretti avec son nouveau film « Tre Piani », le français Jacques Audiard (« Les Olympiades ») et le professeur de thaï d’Apichatpong Weerasethakul avec son anglais. -première langue (« Mémoire »).

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Le film de la soirée d’ouverture est également le premier en anglais pour le Français Leo Carax, qui dirige Adam Driver et Marion Cotillard dans ce qui sera certainement une comédie musicale étrange et visuellement frappante sur un couple de célébrités et leur mystérieuse fille, « Annette ».

Le maître du choc hollandais Paul Verhoeven, qui s’est fait un nom avec les tubes hollywoodiens « Robocop » et « Basic Instinct », poursuit sa dernière série culinaire européenne (un peu) plus subtile avec « Benedetta » sur les nonnes lesbiennes en Italie du XVIIe siècle.

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Sean Penn attendra également avec impatience une résurrection personnelle après son apparition catastrophique à Cannes en 2016, lorsque son histoire d’amour humanitaire basée en Afrique « The Last Face » a été impitoyablement huée.

Son objectif est un accueil plus chaleureux pour « Flag Day » avec lui et sa fille Dylan.

Également dans la compétition, l’Iranien, double oscarisé, Asghar Farhadi, qui revient avec « A Hero », et le Russe Kirill Serebrennikov, qui ne peut pas y assister en raison d’une condamnation pour détournement de fonds considérée comme une punition pour avoir critiqué Vladimir. Poutine.

– Déséquilibre entre les sexes –

Le jury jugeant les 24 candidatures est dirigé par le réalisateur américain Spike Lee, la première fois qu’un homme noir dirige le jury, et comprend la star de « The Serpent » Tahar Rahim et l’actrice américaine Maggie Gyllenhaal.

Avec seulement quatre réalisatrices en lice, la tendance du festival à jeter les suspects habituels (hommes) de l’élite de l’art est à nouveau examinée.

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Une seule femme a remporté la Palme d’or maximale lors des 73 éditions du festival : Jane Campion pour « Le piano » en 1993.

La sélection est cependant plus équilibrée dans les autres sections, avec plus de la moitié des candidatures de la Quinzaine des réalisateurs indépendants et de la Semaine de la critique internationale provenant de réalisatrices.

L’actrice et réalisatrice américaine Jodie Foster répondra probablement aux questions sur le sujet lorsqu’elle recevra une Palme d’honneur.

Il se passe beaucoup de choses en dehors de la compétition, y compris une première projection du nouveau documentaire d’Oliver Stone sur l’assassinat de JFK, qui met à jour sa théorie du complot du long métrage de 1991.

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Il sera projeté dans la nouvelle section première de Cannes, avec d’autres documentaires intrigants : un sur la star assiégée Val Kilmer (« Val ») et l’ode de Charlotte Gainsbourg à sa mère Jane Birkin (« Jane »).