La Commission nationale de l’informatique et des libertés, ou CNIL, a également ordonné à Google et Facebook de régler ce problème dans un délai de trois mois sous peine d’amendes quotidiennes de plus de 100 000 dollars de la part de la commission restreinte, l’organe de la CNIL qui gère les sanctions, a rapporté CyberScoop.

« Le comité restreint a estimé que ce procédé affecte la liberté de consentement : puisque, sur Internet, l’utilisateur s’attend à pouvoir consulter rapidement un site Internet, le fait qu’il ne puisse pas refuser les cookies aussi facilement qu’il peut les accepter influence son choix. en faveur du consentement », a écrit la CNIL.

Cela met les deux sociétés en violation de la loi française sur la protection des données, a déclaré la commission. Sur les sites Facebook, YouTube et Google, un clic permet d’activer les cookies, mais il faut plusieurs clics pour tous les rejeter, précise la CNIL.

Bien que les cookies soient en grande partie une question de confidentialité et de commodité, les criminels peuvent les détourner pour espionner les utilisateurs.

Les politiques de Google en matière de cookies ont déjà valu des millions d’amendes à la CNIL, tout comme Amazon. Au total, l’agence a émis une centaine d’ordonnances et de sanctions depuis fin mars, « date à laquelle le délai pour que les sites Web et les applications mobiles se conforment aux nouvelles règles en matière de cookies a expiré ».

Google et Facebook ont ​​tous deux publié des déclarations promettant de travailler avec les autorités françaises pour résoudre le problème, bien que cette dernière entreprise ait insisté sur le fait que ses « contrôles du consentement des cookies donnent aux gens un plus grand contrôle sur leurs données », remettant en cause les problèmes de consentement soulevés par la CNIL.

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Google a également fait valoir que « les gens nous font confiance pour respecter leur droit à la vie privée et à les protéger », mais a néanmoins déclaré qu’il chercherait des « modifications supplémentaires » pour se conformer à l’ordonnance.