L’Iran a testé une nouvelle fusée porteuse de satellites dans un développement qui risque d’irriter les États-Unis.

Le général Amir Ali Hajizadeh, chef de la division aérospatiale des Gardiens de la révolution qui a développé le Ghaem 100, a déclaré que la fusée serait utilisée pour lancer le satellite iranien Nahid pour le ministère des Télécommunications, ont rapporté les médias officiels.

Le test de samedi devrait inquiéter Washington, qui craint que la même technologie balistique à longue portée utilisée pour lancer des satellites en orbite ne soit également utilisée pour lancer des ogives nucléaires.

L’Iran il a régulièrement nié avoir une telle intention.

La nouvelle arrive alors que le pays continue de regarder Manifestations généralisées et appels au changement suite à la mort de Mahsa Amini.

« Le test en vol de ce porte-satellites alimenté par des combustibles solides (…) s’est terminé avec succès », a rapporté l’agence de presse publique IRNA.

L’Iran, qui possède l’un des plus grands programmes de missiles au Moyen-Orient, a connu plusieurs échecs de lancements de satellites ces dernières années, attribués à des problèmes techniques.

Une résolution de l’ONU en 2015 a appelé l’Iran à s’abstenir pendant huit ans de travailler sur des missiles balistiques conçus pour transporter des armes nucléaires, à la suite d’un accord avec six puissances mondiales.

L’Iran affirme qu’il n’a jamais poursuivi le développement d’armes nucléaires et que, par conséquent, la résolution ne s’applique pas à ses missiles balistiques, que Téhéran a décrits comme une importante force de dissuasion et de représailles.