BRUXELLES, 25 octobre (Reuters) – Les régulateurs antitrust de l’Union européenne décideront d’ici le 30 novembre s’ils autorisent le groupe de médias français Vivendi (AP logement) projet de rachat du français Lagardère, selon un document de la Commission européenne publié mardi.

Vivendi a déposé lundi une demande d’approbation auprès de l’UE, selon l’autorité de la concurrence du bloc.

L’opération, qui associerait les deux plus grands groupes d’édition français, Hachette de Lagardère et Editis de Vivendi, s’est déjà attiré les critiques d’éditeurs français indépendants, dont le plus célèbre, Gallimard.

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La Commission peut autoriser l’opération avec ou sans recours après son examen préliminaire, ou elle peut ouvrir une enquête de quatre mois si elle a de sérieuses inquiétudes.

Le principal investisseur de Vivendi, le milliardaire Vincent Bolloré, envisage de vendre Editis pour apaiser les éventuelles inquiétudes antitrust de l’UE.

« (La cession) se ferait principalement par la distribution d’actions Editis aux actionnaires de Vivendi et, parallèlement, l’admission à la cote des actions à la bourse d’Euronext Paris », a indiqué Vivendi dans un communiqué ce mardi.

Le groupe éponyme de Bolloré vendrait toutes les actions Editis qu’il recevrait à la suite de cette distribution, a ajouté Vivendi.

Cette acquisition signifie que Vivendi, qui détient le groupe de télévision payante Canal+ et la chaîne d’information de droite CNEWS, prendra le contrôle du magazine phare de Lagardère, Paris Match, de l’hebdomadaire Journal du Dimanche et de la radio Europe 1.

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Informations de Foo Yun Chee; Reportage complémentaire de Mathieu Rosemain ; Edité par Mike Harrison, Kirsten Donovan

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