La conférence ministérielle de quatre jours qui a débuté le 12 juin a été prolongée d’une journée pour donner aux négociateurs plus de temps pour aplanir les divergences et parvenir à un accord.

La conférence ministérielle de quatre jours qui a débuté le 12 juin a été prolongée d’une journée pour donner aux négociateurs plus de temps pour aplanir les divergences et parvenir à un accord.

Les pourparlers à la conférence de l’Organisation mondiale du commerce ont rencontré un nouveau problème jeudi soir lorsqu’un groupe de pays a bloqué une décision sur deux questions cruciales, l’exemption temporaire de brevet pour les vaccins COVID-19 et la suppression des subventions nuisibles pour promouvoir une pêche durable, ont indiqué les sources.

Les pays se disputent encore sur de petits détails qui retardent une décision sur ces questions cruciales, ont-ils déclaré.

Alors que le Royaume-Uni et la Suisse feraient obstruction à un accord sur l’exemption ADPIC (aspects liés au commerce des droits de priorité intellectuelle) pour les vaccins COVID-19, un groupe de petits pays a fait part de ses inquiétudes concernant les négociations en cours sur les subventions à la pêche, ont-ils ajouté.

Malgré ces différences, des négociations agitées sont toujours en cours pour résoudre les problèmes.

« L’Inde veut toujours trouver des solutions, mais certains pays se retrouvent coincés avec moins de mots ici et là », ont-ils ajouté.

Les négociations, lors de la 12e conférence ministérielle qui est entrée jeudi dans la cinquième journée, visaient à finaliser les décisions sur l’octroi d’une exemption de brevet temporaire pour la fabrication de vaccins COVID-19.

L’OMC aurait pu parvenir à un accord sur les subventions à la pêche au bout de neuf ans. C’était en 2013, lors de la conférence ministérielle de Bali de l’OMC, les pays membres ont scellé l’accord de facilitation des échanges pour promouvoir la circulation fluide des marchandises à travers les frontières mondiales.

Dans le cadre de l’accord sur les subventions à la pêche, l’organisme de 164 pays discutait de l’élimination des subventions pour les activités de pêche illégales, non déclarées et non réglementées (INN) dans toutes les régions : territoriales (à 12 milles marins de la côte de la mer), zones économiques exclusives ou ZEE (200 milles nautiques milles) et en haute mer (au-delà de 200 milles nautiques), même dans les zones surexploitées.

Les membres essayaient de faire converger leurs points de vue sur l’octroi d’une exemption de brevet temporaire pour la fabrication de vaccins COVID-19 pour une période de cinq ans. En vertu de cela, un pays peut délivrer une autorisation (licence obligatoire) à ses sociétés pharmaceutiques nationales pour fabriquer ce vaccin sans obtenir l’approbation du fabricant d’origine. En outre, il a également été décidé d’autoriser l’exportation de ces vaccins.

En ce qui concerne la réponse de l’OMC à la pandémie et aux futures pandémies, ont indiqué les sources, les membres devraient accepter de soumettre une déclaration qui ne modifierait aucun droit et obligation, car il y avait certaines sensibilités impliquées dans la question.

L’OMC tentait également de finaliser une proposition visant à ne pas restreindre l’approvisionnement en céréales alimentaires du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.

Selon les sources, l’Inde prend la tête du monde sur toutes les questions et était au centre des négociations de l’OMC.

L’Inde a présenté des projets de textes agressifs sur tous les piliers des négociations de l’OMC au lieu d’être réactifs comme par le passé.

La conférence ministérielle de quatre jours qui a débuté le 12 juin a été prolongée d’une journée pour donner aux négociateurs plus de temps pour aplanir les divergences et parvenir à un accord.

Des discussions ont également lieu sur la question de la poursuite du moratoire sur les prélèvements de droits de douane dans le commerce électronique. L’Inde s’est opposée au maintien du moratoire et a demandé un réexamen de la question.

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