Les médecins doivent pouvoir prescrire une activité physique aux patients « de tout âge », a proposé en septembre la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra.

Lire la suite : La France offrira des visites médicales gratuites à 25, 45 et 65 ans

Cependant, une expérimentation est déjà en cours pour évaluer les bénéfices de l’activité physique prescrite et remboursée dans la prise en charge des maladies chroniques.

Depuis cinq mois, près de 500 personnes ayant récemment souffert de graves problèmes cardiaques participent à deux cours de sport par semaine.

Les cours sont une continuation des trois semaines de réadaptation cardiaque que les patients reçoivent déjà.

Neuf centres de santé de cinq régions ont été choisis pour participer à l’expérience, baptisée «As du cœur», qui a débuté en octobre de l’année dernière.

Lire la suite: Le site Web de notation des hôpitaux permet aux patients de comparer les centres de santé français

Il a été démontré que le programme d’exercice réduit les coûts des soins de santé de 30 %

Il fait suite à une étude de 2015 dans laquelle 45 personnes atteintes de maladies cardiovasculaires ont suivi un programme d’exercice de cinq mois, entraînant une réduction moyenne de 1 300 €, soit 30 %, des coûts de santé par patient.

« C’est un pays où la médecine est plus curative que préventive », a déclaré le Dr Alain Fuch, président d’Azur Sport Santé, l’association qui porte le projet.

Depuis 2016, les médecins peuvent prescrire une activité physique aux personnes atteintes de maladies chroniques, mais celle-ci n’est actuellement pas remboursée.

Seuls 30 % des médecins prescrivaient une activité physique en 2018, selon la Haute autorité de santé, qui a récemment publié un guide à l’intention des médecins pour les aider à comprendre quand et pourquoi prescrire de l’exercice.

READ  Lionel Messi et le Barça inspirés de Valladolid en Liga

« C’était révolutionnaire de considérer l’activité physique comme un traitement comme un autre, mais pour en voir tous les effets, il faut le financer », a déclaré le Dr Fuch.

« Avant, lorsque les patients terminaient leur rééducation, les médecins leur disaient de continuer à faire de l’exercice, mais une fois à la maison, 99 % s’arrêtaient et reprenaient une vie normale. »

Les cours de sport gratuits pourraient être étendus à tout le pays

L’objectif de l’étude est de montrer que les cours de sport gratuits aident les patients et pourraient être introduits dans tout le pays.

« En plus des avantages pour la santé, il y a un avantage économique. Il n’y a donc plus d’argument pour ne pas le financer. »

En cas de succès, le programme pourrait être étendu à tous les patients cardiaques en réadaptation, ainsi qu’à d’autres maladies chroniques.

Les cours incluent souvent la marche nordique, avec des bâtons, pour augmenter l’endurance et l’entraînement en circuit pour reconstruire les muscles.

Lire la suite: …et Connexion rejoint un groupe de marche nordique en France

Lire la suite: Les maires interdisent les bâtons de marche pointus sur les fragiles sentiers côtiers français

Thibault Le Pallec, directeur de la Clinique Saint Yves à Rennes, l’un des neuf établissements participants, a déclaré : « Les maladies cardiaques sont souvent chroniques et liées à une mauvaise hygiène de vie ou au manque d’activité physique.

« De nombreuses études ont montré que les rechutes sont courantes. »

Céline Chouhan, responsable de la rééducation à la clinique, a déclaré que trois semaines d’activité physique ne suffisaient pas. « Notre cerveau a besoin de 10 semaines pour changer ses habitudes. »

READ  Un rameur du centre de l'Alberta remporte l'or dans une compétition internationale – Red Deer Advocate

Le programme comprend également un volet éducatif, pour comprendre les motivations du patient et lui apprendre à assumer la responsabilité de son propre traitement.

Les patients de Saint Yves ont terminé l’essai en août et la clinique se concentre maintenant sur le maintien de l’habitude.

M. Le Pallec reconnaît l’importance d’aider les patients à adopter un mode de vie plus sain, mais estime qu’il serait irréaliste que l’assurance-maladie publique finance des cours à long terme.

« L’Etat ne peut être responsable des comportements individuels. »

Les autorités sanitaires affirment que 53% des femmes françaises et 70% des hommes respectent les recommandations de l’OMS de 30 minutes d’activité physique quotidienne.

En plus de contrôler les maladies cardiaques, l’activité physique peut réduire le risque de diabète et de cancer du sein récurrent, et peut être utilisée pour traiter d’autres affections, telles que la dépression.

Liens connexes

Comment s’inscrire dans un club de sport en France : administratif, frais médicaux expliqués

La plateforme française Doctolib accusée de promouvoir les médecines alternatives

Urgences françaises : pourquoi il est désormais plus difficile de joindre le numéro 15