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L’académie française de médecine veut attendre six mois entre les frappes de Covid

L’Académie française de médecine a demandé que le délai entre les doses du vaccin Covid-19 passe de six semaines à six mois, dans le cas des injections Pfizer et Moderna, afin de permettre à davantage de personnes de recevoir la première injection. Retarder la deuxième injection dans le groupe de moins de 55 ans « accélérerait la campagne de vaccination … et réaliserait l’immunité du troupeau beaucoup plus rapidement avec le même nombre de doses, tout en assurant une protection individuelle satisfaisante », a indiqué l’Académie nationale de médecine dans un communiqué. L’académie n’a pas de pouvoir de décision en France, contrairement à la Haute Autorité de Santé (HAS), qui peut faire de telles recommandations avec le soutien du gouvernement. Mercredi, le délai entre les deux premières doses des vaccins Pfizer / BioNTech et Moderna, qui utilisent la nouvelle technologie d’ARN messager, a été prolongé de 4 à 6 semaines. Cela nous permettra d’accélérer la campagne de vaccination sans compromettre la protection du public, a expliqué le ministre de la Santé Olivier Véran à l’hebdomadaire français Journal du Dimanche. Professions à haut risque L’Académie de médecine a déclaré que, selon des études récentes aux États-Unis et au Royaume-Uni, une seule dose du vaccin à ARNm s’est avérée offrir un niveau de protection très élevé contre le coronavirus. Étant donné que la variante britannique la plus contagieuse est désormais la souche dominante en France, l’académie a déclaré qu’il était logique de retarder les secondes injections pour les moins de 55 ans sans antécédents d’immunodéficience, afin de permettre à plus de personnes exerçant des professions à haut risque, telles que les enseignants, en En France, les seuls moins de 55 ans actuellement éligibles à la vaccination sont les agents de première ligne prioritaires (agents de santé, aides à domicile, pompiers) ou ceux ayant des problèmes de santé préexistants. entre les doses, de peur que la protection incomplète apportée par la première injection ne favorise l’apparition de nouvelles variantes. L’académie a également appelé au report de la première injection pour les patients qui ont été testés positifs pour le coronavirus au cours des six mois précédents.

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