La Russie a lancé un satellite iranien depuis Kazakhstan au milieu des préoccupations, il pourrait être utilisé pour la surveillance du champ de bataille lors de l’invasion de l’Ukraine par Moscou.

L’Iran a nié que le satellite Khayyam, qui a été lancé en orbite à bord d’une fusée Soyouz lancée depuis le cosmodrome de Baïkonour, ait jamais été sous contrôle russe.

Mais le Washington Post a précédemment rapporté que Moscou a déclaré à Téhéran qu’il « prévoyait d’utiliser le satellite pendant plusieurs mois, voire plus, pour renforcer sa surveillance des cibles militaires » en Ukraine, selon deux responsables américains.

Le satellite, nommé d’après le poète et mathématicien persan Omar Khayyam, a été construit par la Russie et comprendra une caméra haute résolution qui donnerait à Téhéran de nouvelles capacités pour surveiller les installations sensibles en Israël et dans le Golfe, a rapporté le journal.

L’agence spatiale iranienne a déclaré qu’elle contrôlerait le satellite « dès le premier jour » et qu' »aucun pays tiers ne peut accéder à ses informations ».

Le lancement du satellite par la Russie intervient à un moment crucial pour son agence spatiale Roscosmos, qui a menacé de couper la coopération avec les pays occidentaux et de déclencher un remaniement de haut niveau, le directeur Dmitri Rogozine ayant été évincé de longue date. Vladimir Poutine.

Même lorsque les relations américano-russes se sont refroidies, Roscosmos et la NASA ont maintenu des niveaux de coopération de base, notamment en transportant des astronautes vers la Station spatiale internationale (ISS). La Russie a menacé de quitter l’ISS en 2025 si les sanctions ne sont pas levées.

Isolée par l’Occident, la Russie s’est de plus en plus tournée vers l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie comme sources de soutien commercial et diplomatique. Et il a vanté sa capacité à lancer des satellites à bord de ses fusées lourdes Soyouz comme l’un des avantages de la coopération.

« En raison du poids du satellite Khayyam de plus d’une demi-tonne et du taux de réussite très élevé du lanceur Soyouz, le lancement du satellite Khayyam a été confié à la Russie », indique un communiqué sur le site de l’agence spatiale iranienne, selon à l’AFP.

« Comme toujours, aujourd’hui, la Russie est ouverte à la coopération dans le domaine de l’exploration spatiale avec tous les pays et partenaires intéressés », a déclaré le chef de Roscosmos, Iouri Borissov, qualifiant cela d' »étape importante pour la coopération bilatérale russo-iranienne ».

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La Russie s’est tournée vers l’Iran comme une source d’expertise pour s’adapter aux nouvelles sanctions introduites par les États-Unis et d’autres pays occidentaux. La Russie serait intéressée à puiser dans l’expertise de l’Iran sur des questions allant du contournement des sanctions bancaires à l’entretien d’avions sans pièces occidentales facilement disponibles.

Poutine a rencontré le guide suprême iranien, Ayatollah Ali Khamenei, lors d’une rare visite en Iran en juillet. Alors que les médias russes ont décrit le voyage comme un signe que le Kremlin reste un courtier en puissance au Moyen-Orient, un porte-parole du Pentagone a déclaré que la visite montrait « à quel point Poutine et la Russie sont de plus en plus isolés ».

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