Le Rwanda envisage de prélever la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les services en ligne consommés dans le pays, a appris The New Times.

Selon les informations de l’Office rwandais des recettes (RRA), la proposition est actuellement au ministère des finances et de la planification économique, d’où elle fera l’objet de diverses procédures avant de pouvoir commencer à être mise en œuvre.

Le concept d’application de la TVA à ces services est rapidement adopté dans le monde entier et de nombreux pays occidentaux le font déjà, tandis que les pays africains tentent dernièrement de prendre le train en marche.

S’adressant à ce journal, Jean-Louis Kaliningondo, le sous-commissaire général de la RRA, nous a expliqué pourquoi ce déménagement est nécessaire :

« Lorsque vous payez pour des services comme Netflix, vous utilisez l’argent que vous avez généré au Rwanda. Alors, nous nous demandons, pourquoi ne percevons-nous pas la TVA sur ces services et pourtant nos citoyens les paient ? de ce montant dans la source ici? » il a dit.

Il a souligné que « l’un des grands principes » de la TVA est qu’elle est payée au pays où le service est consommé », a-t-il déclaré.

« Si vous allez dans les pays occidentaux, par exemple la France, vous constatez qu’Amazon paie la TVA mais ce n’est pas une entreprise française. Les pays européens perçoivent la TVA sur les services fournis par des plateformes étrangères. Pourquoi nous semble-t-il normal que lorsque ces services arrivent vers les pays africains, nous ne collectons pas la TVA sur eux ? » il ajouta.

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Certains pays africains ont proposé d’appliquer la TVA aux services numériques étrangers, notamment l’Afrique du Sud, le Kenya et le Nigéria.