L’enquête, ouverte le 4 septembre et confiée à la Brigade de protection des mineurs, vise à «identifier et localiser les éventuelles victimes».

Une enquête a été ouverte pour «viol» et «agression sexuelle» par une personne ayant autorité sur un mineur, indique le parquet de Paris ce jeudi 10 septembre, après un rapport dévoilé en août par l’Inspection générale du ministère des Sports qui cela implique une vingtaine de personnes. d’entraîneurs de patinage.

Cette enquête, ouverte le 4 septembre et confiée à la Brigade de protection des mineurs, vise à “Identifier et localiser les victimes potentielles et déterminer les services de poursuite compétents” en France pour chaque cas, a indiqué le parquet de Paris, qui avait déjà ouvert une enquête en février suite aux allégations de l’ancienne patineuse Sarah Abitbol contre son ancien entraîneur Gilles Beyer.

“Plus de vingt entraîneurs” danse sur glace “serait impliqué” en matière de violences sexuelles, physiques ou verbales dans le domaine du patinage, dénonce le rapport de l’Inspection générale de l’éducation, des sports et de la recherche (IGESR), publié le 4 août. L’IGESR a considéré que l’organisation fédérale de patinage artistique “favorisé une forme d’omerta”, que les faits peuvent être criminels, et a annoncé qu’il a transmis son rapport au procureur du tribunal de justice de Paris. Les Ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports avait précisé que 12 entraîneurs étaient impliqués «Pour des actes de harcèlement ou d’agression sexuelle, trois d’entre eux ont été condamnés, dans le passé, à des peines de prison ferme ou emprisonnées».

Pour le ministère, “rotation” identifié dans le rapport n’avait aucun “équivalent international”. Surtout est “Révéler des pratiques et des comportements reproduits, qui ont traversé des générations de coachs dans les principales disciplines de la FFSG”a souligné le ministère. La mission d’enquête a écorché l’opération fédérale marquée par “une forte concentration de pouvoirs”, qui ne pouvait que “Promouvoir une forme d’omerta sur les soupçons qui pèsent sur les entraîneurs et qui pourraient conduire à l’absence de dossier de sanction”.

Suite aux révélations de Sarah Abitbol, ​​le président de la FFSG depuis plus de vingt ans, Didier Gailhaguet, a été contraint de démissionner de ses fonctions début février. Ses avocats, Vincent Brengarth et William Bourdon, avaient dénoncé la “biais” par IGESR. Ils ont déploré que “tous les critiques se concentrent exclusivement sur la personne de M. Didier Gailhaguet”, accusé de ne pas avoir alerté sur ces soupçons, dont il aurait eu connaissance, au moins en partie.

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