Le parlement somalien approuve le nouveau Premier ministre

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Mogadiscio (AFP) – Samedi, le parlement somalien a approuvé à l’unanimité Hamza Abdi Barre comme nouveau Premier ministre, ouvrant la voie à la création d’un nouveau gouvernement pour la nation troublée de la Corne de l’Afrique.

Les 220 législateurs présents ont donné leur bénédiction à la nomination de Barre puis ont prêté serment, a déclaré le président du parlement.

Barre, 48 ans, a déclaré au Parlement qu’il formerait un gouvernement “de qualité” qui se concentrerait sur “la création d’une stabilité politique inclusive (conformément à) la devise du président d’une Somalie réconciliée en paix avec le monde”.

La nouvelle administration somalienne est confrontée à une multitude de défis, notamment une famine imminente et une insurrection écrasante des djihadistes d’Al-Shabaab.

Le parlementaire de l’État semi-autonome de Jubaland a été élu au début du mois par le président Hassan Sheikh Mohamud, qui a été élu par le parlement en mai après un processus de vote orageux et retardé.

“Notre gouvernement a un programme politique ambitieux qui vise à améliorer notre sécurité, à renforcer notre économie et à fournir des services de base à notre peuple”, a déclaré Mohamud sur Twitter après l’approbation de Barre.

« Avançons ensemble. »

On espère que la présidence de Mohamud mettra fin à une crise politique latente qui a démêlé le gouvernement de son prédécesseur Mohamed Abdullahi Mohamed et menacé de replonger le pays dans un chaos violent.

Mohamud lui-même ne s’est pas présenté à la session parlementaire après avoir déclaré vendredi qu’il avait été testé positif au Covid-19.

“Jusqu’à présent, je n’ai aucun symptôme, mais je continuerai à m’isoler et à servir le peuple somalien depuis chez moi”, a-t-il déclaré sur Twitter après son retour des Émirats arabes unis, où il a effectué son premier voyage officiel à l’étranger depuis son élection le 15 mai.

Mohamud est un ancien universitaire et militant pour la paix qui a été président de 2012 à 2017, mais dont la première administration a été en proie à des allégations de corruption et de luttes intestines.