Le groupe centriste d’Emmanuel Macron était au coude à coude avec une nouvelle alliance de gauche dirigée par l’extrême gauche. Jean-Luc Mélenchon dans le pourcentage de voix au premier tour des élections législatives, selon les premières projections.

Lundi verra le début d’une dernière semaine de campagne effrénée avant le second tour, alors que les centristes de Macron espèrent toujours sortir en tête mais sont confrontés à l’incertitude quant à savoir s’ils peuvent remporter une majorité cruciale de sièges au parlement.

Une alliance historique des partis de gauche, emmenée par Mélenchon France Le parti Indomptable, qui comprend les socialistes et les verts, était légèrement en tête à 25,6 %, une forte performance qui présente un défi pour Macron. L’alliance centriste du président, Ensemble (Ensemble), devrait recueillir 25,2% des voix, selon les estimations d’Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions.

Le taux de participation dimanche a été estimé à un creux historique d’environ 47%, selon les projections des sociétés de sondage, après que les candidats ont décrit l’humeur des électeurs comme étant en colère et désabusée par la classe politique. Olivia Grégoire, la porte-parole du gouvernement, a déclaré que le faible taux de participation était le « problème clé ».

Macron, qui a été réélu président en avril contre l’extrême droite Marine Le Pen, a besoin d’une majorité de son groupe centriste à l’Assemblée nationale pour avoir un carte blanche pour vos propositions réduire les impôts et modifier le système de protection sociale.

Les résultats parlementaires établiront l’équilibre des pouvoirs pour le second mandat de Macron, définissant sa capacité à mettre en œuvre des politiques internes telles que le relèvement de l’âge de la retraite et la réforme du système de prestations.

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L’alliance de Mélenchon -dite les Nupes, ou Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale- il cherche à augmenter ses sièges et à réduire le nombre de centristes de Macron. La plate-forme de la coalition comprend une augmentation significative du salaire minimum, l’abaissement de l’âge de la retraite à 60 ans et le gel des prix des aliments de base et de l’énergie pour faire face à la crise du coût de la vie.

Le système de vote par circonscription du parlement français signifie que le nombre exact de sièges pour chaque groupe reste difficile à prévoir. La forme du nouveau parlement ne deviendra claire qu’après le second tour du 19 juin.

Selon les premières estimations, Ispos a prédit que l’alliance centriste de Macron remporterait l’essentiel des 577 sièges du parlement, avec entre 255 et 295 sièges. Cela suggérait qu’il y avait une possibilité qu’ils ne parviennent pas à la majorité absolue, qui nécessite 289 sièges.

Si le parti de Macron et ses alliés ne pas obtenir la majoritéce serait un revers pour le président et pourrait conduire à des accords de loi compliqués avec les partis de droite au parlement ou à un remaniement ministériel indésirable.

L’alliance de gauche pourrait prendre entre 150 et 190 sièges, selon Ipsos.

Macron et les ministres avaient intensifié la campagne cette semaine, avertissant que Mélenchon était un dangereux et un extrémiste qui tuerait l’Union européenne, « s’allierait à la Russie » et ajouterait au « désordre mondial ».

Le parti d’extrême droite Rassemblement national de Le Pen, qui a remporté huit sièges en 2017, espère remporter au moins 15 sièges cette fois, lui permettant de constituer un groupe parlementaire et d’acquérir une plus grande visibilité à l’Assemblée nationale. Ipsos a suggéré que le parti pourrait détenir jusqu’à 45 sièges. Bien que Le Pen soit arrivée deuxième à l’élection présidentielle avec un record historique de 41%, le système de vote à la majorité absolue pour le parlement s’est historiquement avéré difficile pour son parti lors des élections législatives.

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Le Pen, du bastion du nord de la France à Hénin-Beaumont, a appelé ses électeurs à rejoindre son parti contre ce qu’elle a appelé le style politique « brutal » de Macron. Elle a déclaré que la France souffrait, citant la crise du coût de la vie ainsi que le traitement des supporters anglais lors de la finale de la Ligue des champions à Paris, qui sont considérés comme portant atteinte à l’image de la France à l’étranger.

Le nouveau rival de Le Pen à l’extrême droite, l’ancien commentateur de télévision Éric Zemmour, a été éliminé au premier tour après s’être présenté dans une circonscription autour de Saint-Tropez dans le sud de la France.

Les premières semaines du nouveau gouvernement ont été tendues à l’approche des élections législatives, avec des grèves dans les hôpitaux et des problèmes de coût de la vie, et l’Ukraine a accusé Macron d’être trop accommodant avec la Russie.

Le nouveau ministre du handicap de Macron, Damien Abad, a fait face à deux accusations de viol, qu’il a niées mais qui ont déclenché des manifestations de rue pour les droits des femmes, tandis que la nouvelle première ministre, Élisabeth Borne, n’a pas encore eu d’impact.

Borne, qui courait pour la première fois sur un siège normand, était bien placé pour le second tour.

Jean-Michel Blanquer, l’ancien ministre de l’Éducation de Macron, a été éliminé dès le premier tour dans le Loiret.

Macron a clairement indiqué que les ministres en exercice qui se présentent aux élections devront démissionner s’ils perdent.