BPCE a fait une offre formelle d’achat des 30% du capital de Natixis qu’elle ne détient pas encore, reprenant la banque d’investissement du plus grand groupe financier français après des mois de spéculation sur un rachat.

La banque a confirmé dans un communiqué qu’elle avait proposé 4 euros par action dans le cadre d’une offre d’acquisition des 29,3% restants dans Natixis, la banque d’investissement française qui secoue son équipe dirigeante depuis 12 mois après une période difficile.

Il fait suite à l’annonce par Natixis le 9 février de sa demande de suspension de la cotation de ses actions Euronext Paris avant une “prochaine communication”.

Dans le cadre de l’opération, BPCE regrouperait ses unités de banque d’investissement, de gestion de fortune et de gestion d’actifs sous une structure «Global Financial Services» qui couvrira des clients plus importants, a-t-il déclaré. Le groupe chercherait également à combiner les fonctions de support pour tenter de simplifier les affaires, a-t-il ajouté.

Natixis cherche à sortir d’une période difficile par le rachat, avec des conversations en cours depuis des mois sur une éventuelle acquisition par BPCE. Les Temps financiers a rapporté en juillet que la banque était en pourparlers sur un éventuel achat.

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La banque a rompu ses liens avec sa filiale de gestion d’actifs H2O en janvier, après avoir signalé une possible vente de sa participation de 50% dans la société en novembre. H2O est problématique pour Natixis depuis plus d’un an. En juin 2019, la banque a été contrainte de rassurer les investisseurs après des inquiétudes concernant certaines de ses obligations liées à l’homme d’affaires allemand Lars Windhorst, qui a des antécédents de faillite.

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Morningstar a suspendu la notation du fonds Allegro de H2O en raison de préoccupations concernant «l’adéquation et la liquidité» de certaines obligations d’entreprises qu’il détient. Il a par la suite déchargé une partie importante de la dette privée non notée et éliminé les frais d’entrée pour tenter de freiner les sorties des investisseurs.

Les problèmes, ainsi que certaines pertes drastiques dans sa branche dérivés actions au premier semestre 2020, ont conduit au départ du PDG François Riahi pour «différences stratégiques». Il a ensuite été remplacé par Nicolas Namias.

“Ces derniers mois, nous avons mis en œuvre plusieurs décisions stratégiques et opérationnelles, qui ont remis Natixis sur les rails de son ambition de création de valeur”, a déclaré Namias dans un communiqué. «Les tendances actuelles et prévisibles sur les fronts financier et réglementaire nous ont conduit à reconsidérer la structure organisationnelle du Groupe BPCE et de Natixis, au bénéfice de toutes les parties prenantes.

Cette année, la banque a présenté une série de nouvelles nominations pour sa banque de financement et d’investissement après avoir présenté Anne-Christine Champion et Mohamed Kallala comme co-directeurs en novembre. En janvier, il a présenté huit nouveaux hauts dirigeants, dont Fabrice Croppi en tant que directeur mondial de la banque d’investissement et Michael Haize en tant que directeur de son unité des marchés mondiaux.

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