Une vue montre le logo de la société française de maisons de repos Orpea à l’entrée d’une maison de retraite médicalisée (EHPAD – établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) à Reze, près de Nantes, France, le 2 février 2022. REUTERS/Stephane Mahé

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PARIS, 26 mars (Reuters) – Le gouvernement français envisage de déposer une plainte pénale contre le groupe de soins à domicile Orpea (ORP.PA) pour des allégations de maltraitance de patients âgés, a déclaré samedi la ministre du gouvernement Brigitte Bourguignon dans un communiqué.

Après une enquête d’un mois et demi sur la gestion et les pratiques financières du groupe, le gouvernement a constaté « d’importants dysfonctionnements dans la gestion du groupe, au détriment de la prise en charge de ses résidents », selon le ministère de la Santé.

Le gouvernement a déclaré qu’il enverrait ses conclusions aux procureurs de l’État et chercherait à récupérer les fonds publics fournis à l’entreprise après avoir découvert d’éventuelles irrégularités dans la manière dont ils ont été utilisés.

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Le gouvernement cherche à récupérer jusqu’à plusieurs dizaines de millions d’euros, correspondant à la période 2017 à 2020, a indiqué Bourguignon dans une interview publiée dans l’hebdomadaire français Journal du Dimanche tôt dimanche matin.

Orpea a répondu plus tard samedi que si le rapport gouvernemental « met en lumière certains dysfonctionnements », il « permet aussi de conclure qu’il n’y a pas de ‘système’ organisé qui mène à des abus généralisés ».

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« Nous avons pris toute la mesure de l’émotion légitime que suscitent ces dysfonctionnements, dont beaucoup découlent de la pénurie de professionnels de soins et d’accompagnement qui nous affecte ainsi que l’ensemble du secteur des Ehpad », a déclaré Philippe Charrier, président-directeur général d’Orpea. . officiel.

Un livre du journaliste indépendant Victor Castanet en janvier a rendu publiques des allégations de graves manquements aux soins d’hygiène dans une maison de retraite Orpea dans une banlieue aisée de Paris. Le groupe français a nié à plusieurs reprises des lacunes systémiques, affirmant dans son communiqué de samedi qu’il nie « plusieurs allégations particulièrement graves » dans le livre.

Le gouvernement inspecte l’ensemble des 7.500 maisons de repos du pays au cours des deux prochaines années et prévoit de renforcer les règles juridiques et comptables pour mieux encadrer les groupes qui gèrent les soins aux personnes âgées, dans une optique de plus grande transparence sur l’utilisation des fonds publics, a-t-il précisé.

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Informations de Mimosa Spencer; Edité par Alexander Smith, Barbara Lewis, Christina Fincher, William Maclean et Nick Zieminski

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