L’Arabie saoudite et la France ont convenu de soutenir les ONG libanaises avec des millions de dollars d’aide alors que le pays subit une crise financière et économique sans précédent.

Le secteur de la santé au Liban a été durement touché par la crise financière [Getty- archive]

L’Arabie saoudite et la France ont convenu lundi de financer plusieurs projets humanitaires au Liban alors que le pays continue de se remettre de la pire dépression économique de son histoire.

Les deux pays mettront en place un mécanisme conjoint pour financer et soutenir les activités de diverses organisations non gouvernementales au Liban, selon l’agence de presse d’État saoudienne.

L’aide saoudienne serait de 36 millions de dollars.

Le soutien financier inclura les hôpitaux et les centres de soins de santé primaires qui ont été parmi les plus durement touchés par la crise.

La crise économique a fait perdre à la lire libanaise environ 90 % de sa valeur au cours des deux dernières années, touchant plus durement les pauvres et les classes moyennes.

Le soutien ira également aux établissements d’enseignement de base, ainsi qu’aux organisations chargées de distribuer de la nourriture et du lait aux enfants des communautés les plus vulnérables.

L’accord est intervenu après que le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal bin Farhan bin Abdullah et son homologue français Jean-Yves Le Drian se sont entretenus.

Le Drian devait se rendre à Beyrouth les 3 et 4 mars, mais a retardé son voyage en raison de la situation en Ukraine, a indiqué une source diplomatique française. Al-Araby Al-Jadeed, le nouvel arabeLe site soeur de.

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Les relations du Liban avec l’Arabie saoudite ont touché le fond l’année dernière en raison de ce que Riyad a qualifié d’influence politique croissante du Hezbollah, allié à l’Iran, dans le pays.

La crise menaçait de couper le Liban de l’aide et du commerce du Golfe.

Riyad est un donateur majeur de Beyrouth depuis des décennies et un allié de nombre de ses politiciens soutenus par l’Occident.

On ne sait pas si l’Arabie saoudite cherche à rentrer au Liban par le biais de son initiative avec la France, ou si l’initiative est uniquement à des fins humanitaires.

En janvier, le Koweït a présenté au gouvernement libanais une liste de conditions que les États du Golfe exigeaient pour dégeler les relations, y compris la mise en œuvre des résolutions de l’ONU qui verraient le Hezbollah abandonner son arsenal.