Un scandale a éclaté dans la ville de montagne française de Courchevel, en Savoie, une destination de ski populaire, après qu’il est apparu que le bureau du maire déménageait l’Office de tourisme de son chalet historique pour faire place à une bijouterie.

Le bâtiment de l’Office de Tourisme est construit dans un style chalet traditionnel et occupe une place très visible dans la ville de 2500 habitants. Les opposants aux nouveaux plans réclament désormais la démission de l’adjoint au maire Claude Pinturault, qui gère la mesure.

Dans une lettre ouverte au maire Jean-Yves Pachod, la conseillère Isabelle Monsenego a dénoncé les plans de ce qu’elle a appelé « le remarquable édifice de l’office de tourisme de 1850 ».

Le nombre 1850 est lié à l’altitude d’un des cinq versants principaux de la station.

Monsenego a écrit sur leur page Facebook: « Nous, les élus, n’avons pas pu prendre connaissance des documents liés à cette décision avant la réunion du conseil [of August 11]…ce lieu emblématique doit continuer à être un lieu d’accueil touristique.

« M. Claude Pinturault, qui juge inutile d’avoir un office de tourisme de ce prestige, a décidé de louer ce local à usage commercial. Une grande partie de nos concitoyens ne partage pas cet avis, dont moi-même. »

Il a ajouté que « ce bien a été acquis avec une clause l’obligeant à exercer une activité de service public », ce qui semble contredire les plans d’affaires.

La décision semble avoir été prise à la suite de pressions budgétaires, a déclaré le conseiller. Pour la première fois de son histoire, la commune est en déficit.

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Cependant, Mme Monsenego raconte Le Figaro: « Nous ne vendons pas nos bijoux de famille pour régler des problèmes de gestion. C’est trop. Je demande la démission de M. Pintaurault ».

La bijouterie privée installée pour l’espace vendra des articles tels que des montres Rolex, a-t-il dit, et dit que le magasin pourrait ouvrir avant l’hiver.

défense municipale

Pour sa défense, la mairie a précisé que « les travaux sont en cours depuis deux ans » et que la mesure a été « approuvée par 21 voix sur 23 ». Il a ajouté que les grands responsables du tourisme ne sont plus adaptés à la façon dont les gens voyagent aujourd’hui.

Pintaurault a indiqué que le public pourra toujours trouver l’office de tourisme à proximité, dans son « emplacement d’origine » sur La Croisette, où se trouvent les écoles de ski, les bureaux des forfaits de remontées mécaniques et les bureaux des guides de la commune.

Il a déclaré au Figaro : « Je ne comprends pas les commentaires de Mme Monsenego. Elle suggère que nous donnions tout. En effet, nous maintenons les salles de réunion les plus prestigieuses de l’immeuble, ainsi que les bureaux administratifs.

« Le public retrouvera l’office du tourisme à son emplacement d’origine. Il s’agit en fait d’un retour à un décor antérieur puisque les bureaux et l’accueil de Courchevel Tourisme s’y sont installés de 1972 à 2005. »

controverse de bureau

L’office de tourisme lui-même a fait l’objet de polémiques ces derniers mois. Depuis le 7 juin dernier, son directeur, Gilles Delaruelle, est suspendu pour « un certain dysfonctionnement ».

Dans un communiqué, Pintaurault a déclaré: « La première convocation en juillet pour vous notifier les plaintes a été complétée le 16 août dans le cadre d’une procédure de licenciement. Une enquête est en cours.

« Courchevel Tourisme fait l’objet d’une succession d’échecs depuis sept ans », a-t-il déclaré. « J’ai promis de le remettre sur pied. »

Débats et controverses ont éclaté six mois avant que la ville n’accueille les Championnats du monde de ski alpin en février 2023.

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