ENQUÊTE – Ces derniers mois, des milliers de faillites d’entreprises ont été artificiellement évitées. Désormais, les professionnels de la restructuration anticipent une hécatombe de procédures.

Le Tribunal de Commerce de Paris traite en moyenne 15% des dossiers des entreprises en difficulté en France.
Le Tribunal de Commerce de Paris traite en moyenne 15% des dossiers des entreprises en difficulté en France. THOMAS SAMSON / AFP

«Des restructurations qui ne sont pas effectuées aujourd’hui signifieront les faillites de demain», Insiste le Figaro Dominique-Paul Vallée, juge et délégué général à la prévention des difficultés des affaires au Tribunal de Commerce de Paris. Il y a quelques jours, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a donné le ton: un grand nombre de licenciements et de faillites sont attendus dans les semaines et mois à venir.

Il faut dire que depuis le 24 août le compte à rebours a repris, alors que le système juridique habituel reprend ses droits. Avec la crise sanitaire, la réglementation française avait accordé ces cinq derniers mois un petit répit aux entreprises, à la fois pour évaluer l’état de suspension des paiements et pour le déclarer. Du 13 mars au 23 août, les entreprises qui ne pouvaient pas régler leurs factures ont bénéficié d’un régime privilégié: le délai de 45 jours pour demander l’ouverture d’une conciliation (procédure préventive), une procédure de sauvegarde,

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