Clearview AI affirme qu’il s’agit d’un « outil d’enquête post-événement » et non d’un système de surveillance. Cependant, on craint sincèrement qu’un tel outil n’érode la vie privée de ceux qui accèdent à Internet.

Après avoir découvert que Clearview AI utilisait des images de ses sites Web, des géants de la technologie tels que Google, Facebook (maintenant Meta) et Twitter ont envoyé des avis de cessation et d’abstention à l’entreprise.

Pendant ce temps, en Europe, une coalition de groupes de défense des droits numériques a déposé des plaintes auprès des autorités de protection des données en France, en Autriche, en Italie, en Grèce et au Royaume-Uni, alléguant des violations du règlement général sur la protection des données (RGPD) de l’Union européenne.

En novembre 2021, le régulateur britannique a menacé d’infliger une amende à Clearview AI et lui a ordonné de cesser de traiter les données des citoyens britanniques. En décembre, la France a également ordonné à l’entreprise de cesser de traiter les données des citoyens et lui a donné deux mois pour supprimer toutes les données qu’elle détenait. L’Australie a jugé leurs pratiques illégales.

Plus récemment, en mars 2022, l’agence italienne de protection des données a annoncé une amende de 20 millions d’euros contre Clearview AI pour violation du RGPD, lui a ordonné de supprimer toutes les données sur les Italiens et lui a interdit de poursuivre le traitement des données.

(Avec la contribution du New York Times, Reuters, Huffington Post, Buzzfeed et Gizmodo)