Les entreprises n’auront plus à prouver qu’il n’y a pas de candidats suisses dans certains secteurs. Copyright 2020 Associated Press. Tous droits réservés

Les mesures visant à réduire les formalités administratives pour les travailleurs étrangers non communautaires en Suisse n’entraîneront pas nécessairement la délivrance de davantage de visas de travail.

Ce contenu a été publié le 4 mars 2022 – 17:51

swissinfo.ch/mga

Vendredi, le gouvernement mesures annoncéeslien externe faciliter l’embauche de travailleurs qualifiés provenant de pays comme l’Inde, la Grande-Bretagne, la Chine et les États-Unis.

En simplifiant l’octroi des permis de travail B et L, la Suisse espère que « le pouvoir innovant de l’économie pourra être renforcé ».

Les entreprises sont souvent tenues de prouver qu’aucun Suisse ne peut pourvoir un poste avant de le proposer à un candidat étranger.

Mais les nouvelles règles renoncent à cette exigence pour les industries qui peuvent démontrer qu’elles ont du mal à recruter le meilleur personnel en raison d’une grave pénurie de travailleurs hautement qualifiés.

Les entreprises n’auront plus à prouver que le candidat recherché a un niveau d’études interdit avant qu’un permis puisse être délivré.

Un troisième changement permettra aux travailleurs étrangers de devenir plus facilement indépendants après avoir quitté leur emploi.

La Suisse limite actuellement le nombre annuel de permis B (jusqu’à cinq ans de séjour) à 4 500 par an et ne délivre pas plus de 4 000 permis L (jusqu’à un an de séjour).

Certaines entreprises et certains cantons se sont plaints par le passé des restrictionslien externe imposés par ces frais. Mais le gouvernement prévient qu’un examen actuel du processus des travailleurs étrangers pourrait ne pas entraîner la délivrance de plus de visas.

L’année dernière, seuls 80 % des permis B disponibles ont été délivrés et 73 % des permis L proposés.

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