PARIS, 2 mars (Reuters) – Le service public français Engie a déclaré qu’il était exposé à un risque de crédit pouvant atteindre 987 millions d’euros (1,1 milliard de dollars) sur le gazoduc Nord Stream 2 qui pourrait se matérialiser, notamment en cas de dépôt de bilan.

L’annonce est intervenue quelques heures après que la société pétrolière et gazière allemande Wintershall Dea [RIC:RIC:WINT.UL]qui investit également dans le projet d’oléoduc bloqué par l’Allemagne en réponse à l’invasion russe de l’Ukraine, a déclaré qu’il suspendrait les paiements à la Russie et annulerait des positions de financement d’une valeur de 1 milliard d’euros.

Les autres bailleurs de fonds du gazoduc dirigé par Gazprom sont le service public allemand Uniper (UN01.DE), l’autrichien OMV (OMVV.VI), ainsi que Shell (SHEL.L), qui a déjà annoncé une dépréciation de sa contribution.

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Le géant français du gaz et des services industriels Engie, dont un quart est détenu par l’Etat français, a subi ces derniers jours des pressions sur ses liens commerciaux avec la Russie.

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a déclaré mardi qu’il discuterait des problèmes avec le directeur général d’Engie.

Le Maire a déclaré mardi à la radio française qu’il estimait « qu’il y a désormais un problème de principe à travailler avec toute personnalité politique ou économique proche du pouvoir russe ».

Engie n’a pas précisé quelles pourraient être ses prochaines étapes concernant sa situation financière dans Nord Stream 2.

« ENGIE n’exerce aucune activité industrielle en Russie et aucun projet d’investissement n’est en cours sur le territoire russe », a-t-il ajouté. (1 $ = 0,9008 euros)

Informations de Tassilo Hummel ; Edité par Sudip Kar-Gupta

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