Une nouvelle ligne électrique à haute tension qui passera à moins de trois mètres des trains Eurostar et GetLink dans le tunnel sous la Manche sera opérationnelle cet été.

Ce sera la troisième ligne reliant l’Europe au Royaume-Uni.

D’une puissance de 1 GW, la ligne devrait pouvoir répondre aux besoins simultanés en électricité d’environ 750 000 foyers.

Les deux premières lignes ont été enterrées dans les fonds marins, l’une d’une capacité nominale de 2 GW en 1986 et l’autre d’une capacité nominale de 1 GW au début de l’année dernière.

La nouvelle ligne, détenue par GetLink (anciennement Groupe Eurotunnel), a coûté 665 millions d’euros et a été construite et sera exploitée par ElecLink, qui est détenue à 100 %.

Le Royaume-Uni utilise l’excédent d’énergie nucléaire française

Depuis la mise en place des interconnexions électriques, la majeure partie du flux est allée de la France au Royaume-Uni, en particulier la nuit lorsque les centrales nucléaires françaises produisent un excédent important.

Les centrales nucléaires sont conçues pour produire une quantité fixe d’électricité lorsqu’elles fonctionnent et ne peuvent pas être facilement arrêtées lorsque la demande est faible, comme les centrales au pétrole ou au gaz.

ElecLink a déclaré que cela permettrait aux deux pays d’utiliser plus d’électricité provenant de générateurs solaires et éoliens en améliorant la capacité d’approvisionnement lorsqu’il n’y a pas de soleil et peu de vent, et en vendant les excédents les jours ensoleillés et venteux.

La ligne de 51 km reliera la sous-station Sellindge du UK National Grid dans le Kent à une sous-station à Les Mandarines, Pas de Calais.

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Nouveau lien pour l’Irlande

L’Irlande cherche également une liaison électrique avec la France, craignant que sa dépendance à l’égard des liaisons existantes avec le Royaume-Uni ne soit de plus en plus menacée par le Brexit. Des plans ont été annoncés pour une liaison de 700 MW, d’un coût de 1 milliard d’euros, avec des travaux commençant cette année sur les 575 km de câble requis et devant s’achever en 2026.

La moitié de l’argent pour la liaison, qui ira de Cork à la Grande-Bretagne, viendra de l’UE, et le reste de l’Irlande.

Les liaisons électriques transfrontalières ont prospéré ces dernières décennies en France, qui compte aujourd’hui 51 connexions avec ses voisins.

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