La fusée SpaceX effectuera la première étude mondiale haute définition des eaux de surface de la Terre, répertoriée par le Conseil national de recherches comme l’une des 15 missions que la NASA devrait entreprendre au cours de la prochaine décennie.

L’instrument radar principal de SWOT fonctionne dans la fréquence dite de la bande Ka du spectre des micro-ondes, permettant à ses balayages de pénétrer dans la couverture nuageuse et l’obscurité sur de larges bandes de la surface de la Terre. (Patrick T. Fallon / AFP)

La NASA est sur le point de lancer une fusée SpaceX depuis la Californie transportant un satellite américano-français conçu pour mener la première étude mondiale des eaux de surface de la Terre, apportant un nouvel éclairage sur la mécanique et les conséquences du changement climatique.

La fusée Falcon 9, détenue et exploitée par la société de lancement commercial du milliardaire Elon Musk dans le cadre d’un contrat avec la NASA, devait décoller vendredi de la base de l’US Space Force Vandenberg, à environ 275 kilomètres au nord-ouest de Los Angeles.

Les prévisions météorologiques ont prédit des conditions favorables pour le décollage, qui est géré par une équipe des services de lancement de la NASA.

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Équipe SWOT

La charge utile de la fusée, le satellite Surface Water and Ocean Topography, ou SWOT, intègre une technologie avancée de radar à micro-ondes pour collecter des mesures haute définition des océans, des lacs, des réservoirs et des rivières dans plus de 90% du monde.

Les données, collectées à partir de balayages radar de la planète au moins deux fois tous les 21 jours, seront utilisées pour améliorer les modèles de circulation océanique, renforcer les prévisions météorologiques et climatiques et aider à gérer les rares réserves d’eau douce dans les régions touchées par la sécheresse, selon les chercheurs.

Les composants du satellite de la taille d’un SUV ont été construits principalement par le Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA près de Los Angeles et l’agence spatiale française CNES.

Près de 20 ans de préparation par l’agence spatiale américaine avec des contributions d’homologues au Canada et en Grande-Bretagne, SWOT était l’une des 15 missions répertoriées par le Conseil national de recherches comme projets que la NASA devrait entreprendre au cours de la prochaine décennie.

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point de basculement climatique

L’un des principaux objectifs de la mission est d’explorer comment les océans absorbent la chaleur atmosphérique et le dioxyde de carbone dans un processus qui régule naturellement les températures mondiales et a contribué à minimiser la crise climatique.

En balayant les mers depuis l’orbite, SWOT sera en mesure de mesurer avec précision les différences subtiles d’élévation de surface autour des courants et des tourbillons plus petits où l’on pense qu’une grande partie de l’extraction de chaleur et de carbone des océans se produit, selon les scientifiques.

Comprendre le mécanisme par lequel cela se produit aidera à répondre à une question fondamentale : quel est le point de basculement auquel les océans commencent à libérer, plutôt qu’à absorber, de grandes quantités de chaleur dans l’atmosphère, intensifiant ainsi le réchauffement climatique ?

L’instrument radar principal de SWOT fonctionne dans la fréquence dite de la bande Ka du spectre micro-ondes, permettant à ses balayages de pénétrer la couverture nuageuse et l’obscurité sur de vastes étendues de la surface de la Terre.

Cela permet aux scientifiques de cartographier avec précision les observations en deux dimensions, indépendamment de la météo ou de l’heure de la journée, et de couvrir de vastes zones géographiques plus rapidement que jamais.

Si tout se passe comme prévu, le satellite SWOT commencera à produire des données de recherche d’ici quelques mois.

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Source : TRTWorld et agences

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