La France se prépare à un chaos généralisé alors que les syndicats et les manifestants appellent à une grève générale du « jeudi noir » cette semaine contre les changements apportés aux retraites du gouvernement.

Le jour de l’action sera le premier test majeur de la détermination du public à forcer le président Emmanuel Macron à reculer. prévoit de relever l’âge officiel de la retraite, et la détermination de son gouvernement minoritaire à les affronter. Les dirigeants syndicaux ont appelé à une « mobilisation de masse ».

Les trois quarts des enseignants devraient se mettre en grève, les fermetures d’écoles et les débrayages perturberont les transports et les services de santé. La plupart des trains ne circuleront pas, le métro parisien a déclaré que ses services seraient gravement perturbés et que des vols auraient été annulés. Les camionneurs, les coursiers et les entreprises de livraison ont annoncé des grèves. Les travailleurs des raffineries de pétrole arrêtent également le travail.

Le personnel de nombreux théâtres, salles de concert et banques devrait également se joindre à l’action, tandis que la police se prépare à ce que les manifestants descendent dans les rues à travers le pays.

UN récent sondage suggère que le public français accepte que des changements au système de retraite soient nécessaires, mais pas ceux proposés par le gouvernement. Il y a une opposition particulière aux projets de Macron de relever l’âge officiel de la retraite de 62 à 64 ans et de faire cotiser les travailleurs au système de retraite plus longtemps. Une enquête Ifop pour le premier journal du dimanche de France, Le Journal du Dimancheont constaté que 68% des répondants étaient hostiles aux mesures du gouvernement.

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Les syndicats ont surmonté leurs relations souvent conflictuelles pour trouver une cause commune, se réunissant pour la première fois en 12 ans. Les dirigeants syndicaux ont déclaré que jeudi serait le « premier jour de mobilisation » dans leur lutte pour la suppression des régimes de retraite. Ils exigent le retrait immédiat des mesures, les qualifiant d' »injustes et inutiles ».

Philippe Martinez, dirigeant du syndicat CGT, a déclaré qu’il s’attendait à ce que « plusieurs millions de personnes » fassent grève et manifestent. « C’est le premier jour. Et quand on dit ça, on veut dire qu’il y en aura d’autres… partout si possible », a-t-il déclaré à France 2.

En vertu d’une loi de 2007, les travailleurs des transports doivent maintenir un service minimum, mais les voyageurs ont été avertis que cela n’est pas garanti. Le secrétaire aux Transports, Clément Beaune, a déclaré que les gens devraient se préparer à une « journée difficile » et a suggéré de travailler à domicile plutôt que de lutter pour se rendre aux bureaux.

Les trains interurbains devraient en supporter le poids, avec des avertissements selon lesquels aucun ne circulera jeudi. Un train régional sur 10 et entre un tiers et un cinquième des TGV devraient circuler. Eurostar et Thalys devraient fonctionner normalement, mais les liaisons entre la Lyrie et l’Italie seront sérieusement affectées.

Le gouvernement, qui a perdu sa majorité aux élections législatives de juin dernier, insiste sur le fait qu’il ne reculera pas et a demandé aux travailleurs de ne pas paralyser le pays. Il comptera sur le parti conservateur Les Républicains pour l’aider à faire passer la mesure au parlement. Comme alternative, le gouvernement a déclaré qu’il utiliserait une mesure constitutionnelle connue sous le nom de 49:3 pour adopter la législation sans débat parlementaire ni vote.

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Les présidents français successifs ont tenté en vain de réformer le système des retraites et de relever l’âge de la retraite. Macron en a fait un conseil de sa campagne électorale de 2017 et a fait son première poussée deux ans plus tard, provoquant des protestations et des grèves des transports. Les changements ont été archivé lorsque la pandémie de Covid a frappé, mais n’a pas abandonné. Lors de sa campagne de réélection l’année dernière, Macron s’est de nouveau engagé à réformer le système de retraite, insistant sur le fait que les mesures étaient nécessaires pour le « sauver » du déficit.

En 1995, le président de l’époque, Jacques Chirac, et son premier ministre, Alain Juppé, ont tenté de mettre en place un système universel et de supprimer les nombreux « régimes spéciaux » dont bénéficiaient les travailleurs du secteur public. Deux millions de personnes sont descendues dans la rue en près d’un mois de manifestations et les changements ont été abandonnés.

En 2010, un autre président conservateur, Nicolas Sarkozy, a relevé l’âge de la retraite de 60 à 62 ans, avec une retraite à taux plein pour ceux qui avaient travaillé au moins 41,5 ans, mais seulement après un semaine de grèvele blocus des raffineries de pétrole et les manifestations à l’échelle nationale.

Le prédécesseur de Macron, François Hollande du Parti socialiste, a promis de s’attaquer au déficit du système de retraite mais a fini par hésiter à des changements majeurs après que des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Paris. Il a adopté une législation augmentant progressivement le nombre d’années nécessaires pour travailler pour une pension complète, à 43 ans d’ici 2035, atténué en permettant aux personnes ayant des emplois physiquement exigeants de prendre leur retraite plus tôt.