La France a promis 500 000 euros (587 000 dollars) pour reconstruire le palais et musée Sursock de Beyrouth, qui a été gravement endommagé lors de la double explosion qui a dévasté le port de la capitale libanaise en août dernier. L’explosion a tué environ 200 personnes, blessé des milliers et détruit ou endommagé environ 300 000 maisons, provoquant la pire crise financière et politique de l’histoire du Liban.

Situé à moins d’un mile du site de l’explosion, le musée a subi des dommages structurels à son premier étage, tandis que ses vitraux historiques qui décoraient la façade de la villa ont été brisés. Les images prises après l’explosion montrent des portraits arrachés à leur cadre, des colonnes brisées recouvrant le sol et des plafonds effondrés. Environ 57 œuvres de la collection ont été endommagées lors de l’explosion.

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Ancien palais du collectionneur libanais Nicolas Sursock, la villa est devenue un monument culturel de la ville au cours des années 1960. Sa collection comprend des œuvres d’artistes principalement libanais de la fin des années 1800 au début des années 2000, ainsi qu’une vaste archive et un trésor de la fin des ottomans et Artefacts islamiques.

La structure a survécu à la guerre civile dévastatrice du pays, qui a duré de 1975 à 1990, et n’a été rouverte au public qu’en 2015 après une rénovation de près de dix ans.

[After a destructive blast, Beirut’s art scene searches for new life.]

Lors d’une conférence de presse au musée vendredi dernier, l’ambassadrice de France au Liban, Anne Grillo, a annoncé que le ministère français allait financer les réparations des vitraux et du premier étage, dont la salle arabe.

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«Soutenir le patrimoine et la culture n’est pas un luxe», a-t-il déclaré. «Il rend hommage au passé du Liban et se tourne également vers l’avenir; c’est donner des raisons de vivre, des raisons d’espérer ».

L’aide du ministère français a déjà œuvré à la restauration des trésors culturels de la ville. Le Centre Pompidou de Paris a réalisé la restauration d’un portrait de Nicolas Sursock par le peintre franco-néerlandais Kees van Dong. Le soutien de l’État français au musée Sursock intervient après le lancement du fonds international RestART Beirut pour remédier aux dommages causés à l’institution.

“Ce soutien témoigne de l’engagement de la France pour la sauvegarde du patrimoine culturel au Liban”, a écrit le musée Sursock sur les réseaux sociaux.