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Cherbourg (France) (AFP) – Deux navires transportant du combustible nucléaire retraité à destination du Japon ont appareillé samedi matin du nord de la France, a constaté un photographe de l’AFP, malgré les critiques des militants écologistes.

Le carburant devait quitter la ville portuaire de Cherbourg, dans le nord de la France, au début du mois, mais a été retardé par la panne de l’équipement de chargement.

Les militants écologistes ont dénoncé la pratique du transport de ces matières hautement radioactives, la qualifiant d’irresponsable.

La précédente expédition de combustible MOX au Japon en septembre 2021 avait suscité des protestations du groupe environnemental Greenpeace.

Le combustible MOX est un mélange de plutonium et d’uranium de retraitement.

« Le Pacific Heron et le Pacific Egret, les navires spécialisés de la compagnie britannique PNTL, ont quitté le port de Cherbourg le 17 septembre. Ils assureront l’acheminement du combustible nucléaire MOX vers le Japon », a indiqué le groupe français de technologie nucléaire Orano dans un communiqué. .déclaration samedi.

Ils sont destinés au Japon pour être utilisés dans une centrale électrique et Orano a déclaré qu’il s’attendait à ce que la cargaison arrive en novembre.

Le Japon manque d’installations pour traiter les déchets de ses propres réacteurs nucléaires et en envoie la plupart à l’étranger, notamment en France.

L’opération s’est déroulée « avec succès », a précisé Orano, et il s’agit de la deuxième cargaison à arriver à Cherbourg en provenance d’une usine de La Haye, située à 20 kilomètres de là, après la première arrivée le 7 juin.

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Yannick Rousselet de Greenpeace France avait précédemment dénoncé l’envoi.

« Transporter des matières si dangereuses du point de vue de la prolifération nucléaire est totalement irresponsable », a-t-il déclaré le mois dernier.

Le MOX est composé à 92 % d’oxyde d’uranium et à 8 % d’oxyde de plutonium, selon Orano.

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Le plutonium « n’est pas le même que celui utilisé par les militaires », a-t-il dit.