Le gouvernement français s’est engagé mercredi à enquêter sur ce qu’il a qualifié d’allégations « absolument dégoûtantes » selon lesquelles un leader mondial des soins aux personnes âgées a fait passer le profit avant la qualité, rationnant la nourriture et d’autres articles pour les résidents des maisons de retraite.

Orpea, qui compte plus de 1 100 maisons de repos dans 23 pays, a vigoureusement nié les allégations de soins médiocres et prédateurs qui ont atteint sa valeur boursière à Paris cette semaine et sont contenues dans un livre d’un journaliste d’investigation publié mercredi.

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a décrit les pratiques présumées décrites dans le livre comme « absolument dégoûtantes » et a déclaré que « lire de telles choses laisse un nœud dans l’estomac ».

Attal a déclaré que le gouvernement envisageait de lancer une enquête indépendante pour inspecter « l’ensemble du groupe Orpea ».

« Nos aînés méritent le respect », a-t-il déclaré. « Il est hors de question de tolérer de tels régimes dans notre pays.

Bien qu’Orpea soit une entreprise du secteur privé, les accusations mettent les ministres français sur la défensive car elles risquent de ramener l’attention sur les politiques françaises de soins aux personnes âgées, après que les maisons de retraite ont connu des souffrances épouvantables au début de la pandémie de coronavirus.

Les infections au COVID-19 ont dévasté les générations plus âgées avant que les vaccins ne fassent baisser les taux de mortalité dans les maisons de soins infirmiers et n’aidaient à rétablir la liberté des résidents plus âgés qui restaient souvent isolés dans ce que certains ont décrit comme des conditions de type COVID celles d’une prison. La pandémie a fait près de 130 000 morts en France, dont 27 400 sont décédés dans des maisons de repos.

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Alors que le président Emmanuel Macron risque d’être réélu en avril, les rivaux électoraux de Macron se sont emparés de l’enquête de trois ans du journaliste Victor Castanet sur le secteur des soins aux personnes âgées. La candidate d’extrême droite Marine Le Pen réclame une enquête parlementaire sur la gestion privée des résidences.

Orpea, dans un communiqué, a contesté les accusations du livre comme des mensonges. Il a noté que le secteur français des maisons de retraite est soumis à « une réglementation stricte et à des contrôles réguliers par les pouvoirs publics ».

Parmi les personnes citées dans l’ouvrage figurait une ancienne employée de l’EHPAD Orpea qui alléguait que les protections sanitaires des pensionnaires étaient rationnées à trois par jour dans l’unité de soins à « l’odeur épouvantable d’urine » où elle travaillait.

La ministre gouvernementale des soins aux personnes âgées, Brigitte Bourguignon, a déclaré vouloir déterminer si les allégations se limitent à une seule maison de retraite ou révèlent « un système organisé par Orpea ».

« Réduire la qualité en raison de problèmes de rentabilité serait très préjudiciable », a-t-il tweeté.