Kylian Mbappé ne donne pas beaucoup d’interviews, mais quand il le fait, il est généralement honnête. donc quand a demandé le journal français L’Equipe Pour décrire l’état d’esprit à ce moment au sein du camp de l’équipe de France, sa réponse a été bouleversante.

« La dynamique est moins positive.

Franchement, il aurait facilement pu dire « négatif », mais il n’avait pas envie d’aller aussi loin. C’est donc moins positif, moins positif qu’avant et après la Coupe du monde 2018, moins positif qu’avant l’Euro 2020. Moins positif qu’à tout autre moment, en fait, depuis l’été 2012 et le début de la c’était Didier Deschamps.

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Forcément, le sélectionneur de la France est au centre de tout : les bons et les mauvais moments, les acquis et les échecs. Gagner en Russie en 2018 a été une grande réussite pour la nation ; Perdre contre la Suisse à l’Euro 2020 aux tirs au but, après avoir mené 3-1 à la 81e minute, est un énorme minimum. Désormais, il a une belle opportunité de remettre son équipe sur la bonne voie, à 14 mois du coup d’envoi de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Vous ne pouvez pas vous permettre de le gaspiller.

Le premier est un match grincheux contre la Belgique jeudi, toujours classé numéro 1 mondial par la FIFA, puis, s’ils obtiennent un bon résultat, un affrontement avec l’Espagne ou l’Italie dimanche avec le deuxième titre de l’UEFA Nations League en jeu. C’est le moment où Deschamps doit prendre les bonnes décisions, faire les bons choix et adapter les joueurs, retrouver une fois de plus ce qui a fait d’eux des champions du monde.

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Avant leur victoire en éliminatoires de la Coupe du monde contre la Finlande le mois dernier (2-0), le blues il avait égalé ses cinq matches précédents toutes compétitions confondues. Deschamps s’est trompé trop de choses lors de cette course, et en privé la pression lui a pesé lourdement. Après cette défaite humiliante face aux Suisses, certains pensaient qu’il partirait. Il est resté parce qu’il est un combattant, pas un outsider, mais les choses sont toujours difficiles. Il avait l’habitude de trouver des réponses aux problèmes de la France et même de les devancer. Plus maintenant.

Parmi les nombreuses discussions qu’il a eues avec Paul Pogba, qui est désormais sa principale voix et défenseur au sein de l’équipe, la tactique était au centre de tout. La France doit-elle jouer avec quatre défenseurs ? Un trois derrière ? Deux hommes au milieu de terrain central ou trois ? Que faire des trois attaquants Antoine Griezmann / Karim Benzema / Mbappé ? Bref, j’avais trop de questions et peu de réponses. Surtout, lorsqu’il gagnait, Deschamps consultait rarement autant ses joueurs, ni sur autant de points clés.

Après neuf ans à la tête de cette équipe, Deschamps a subtilement changé sa façon de travailler. A l’Euro, il n’a pas été aussi strict avec ses joueurs qu’en 2018, par exemple. Il lâcha plus de choses et recula, peut-être naïvement, parce qu’il pensait que ses hommes pouvaient aussi se débrouiller. C’était une erreur. Malgré l’abondance de talent de l’équipe de France, ils ont toujours besoin que Deschamps soit toujours aussi pratique.

Ce changement d’orientation faisait partie des discussions qu’il a eues avec le président français de la FA, Noel Le Graet, lorsqu’ils se sont rencontrés après l’Euro pour discuter des performances décevantes et comprendre ce qui s’est passé. Deschamps aurait pu et aurait dû faire plus. Vous pouvez maintenant reprendre l’initiative.

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Mbappé l’a bien dit encore dans son interview à L’Equipe.

« Nous devons trouver une nouvelle impulsion collective, mais aussi mieux performer parce que nous ne sommes pas si bons… Nous avons vu ce que nous avions à faire en Coupe du monde et nous n’avions pas à faire en Championnat d’Europe… Nous étaient plus vulnérables. » Avant, il fallait se lever tôt pour marquer un but. Maintenant, nous concédons des buts…

Nous avons besoin de grandes victoires. Si nous battons la Belgique puis l’Espagne ou l’Italie et gagnons la Ligue des Nations, cela apportera cet élan positif et ce sera une déclaration. »

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Une déclaration est exactement ce dont Deschamps a également besoin, mais pas pour le pays ou le reste du monde du football. Il en a besoin pour lui-même et pour montrer à ses joueurs qu’il peut à nouveau gagner. En ce moment, le doute est là. L’Euro a été si mauvais à bien des niveaux pour la France, et ce qui a suivi lors de la reprise des qualifications pour la Coupe du monde (1-1 contre la Bosnie, 1-1 en Ukraine en septembre) a été médiocre. Jeudi à Turin contre d’anciens rivaux belges, c’est une fantastique opportunité d’arranger les choses.

Lorsque Deschamps a accueilli ses joueurs dans les locaux de l’équipe de Clairefontaine le lundi matin, plus tard dans la journée et lors de conversations individuelles qu’il a eues avec ses chefs d’équipe, c’était son message. « Nous pouvons revenir en arrière. Nous pouvons mettre un tableau d’affichage avant la Coupe du monde. »

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Aux connaisseurs, Deschamps semble plus intelligent et déterminé que jamais. Il s’est préparé méticuleusement pour ce match contre Roberto Martínez. Il a déjà été sous pression au niveau des clubs, ayant échoué à Monaco, à la Juventus et à Marseille, mais c’est un nouveau territoire pour lui avec l’équipe nationale. C’est ainsi que vous jugez le grand et le moins grand ; la capacité de rassembler vos joueurs et de leur donner les outils pour rebondir et redevenir grands appartient aux meilleurs managers. La balle est désormais dans le camp de Deschamps.